Le Maroc a enregistré 51.805 nouvelles immatriculations au registre du commerce durant les six premiers mois de 2026, selon les données communiquées par l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Les personnes morales représentent 75% de cet ensemble, soit 39.001 immatriculations, contre 12.804 pour les personnes physiques, précise l'OMPIC dans un communiqué repris par les médias économiques marocains.
La structure juridique privilégiée par les nouveaux entrepreneurs reste largement dominée par la Société à responsabilité limitée à associé unique (SARL AU). Cette forme concentre 65,2% des immatriculations de personnes morales. Elle devance nettement la Société à responsabilité limitée (SARL), qui représente 33,7% des nouvelles immatriculations, selon les mêmes données communiquées par l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale.
La répartition géographique fait apparaître une forte concentration de l'activité entrepreneuriale dans quelques grands pôles économiques. Casablanca-Settat arrive largement en tête avec 39,3% des créations de personnes morales. Rabat-Salé-Kénitra suit avec 14,5%, devant Marrakech-Safi, à 12,5%, et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, à 10,6%. À elles quatre, ces régions regroupent 76,9% des immatriculations de personnes morales recensées au niveau national.
Concernant les secteurs d'activité, les entreprises personnes morales nouvellement créées exercent principalement dans le commerce, qui représente 27,2% du total. Le BTP et les activités immobilières suivent avec 25,4%, devant les services divers (20%), le transport (7,5%) et l'industrie (6,3%), selon les chiffres publiés par l'OMPIC et relayés par plusieurs titres de presse économique.
Pour ce qui est des entreprises individuelles relevant des personnes physiques, la hiérarchie régionale diffère sensiblement. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima arrive en première position avec 20,8% des immatriculations, suivie de Casablanca-Settat (13,3%) et de l'Oriental (10,8%), d'après les statistiques semestrielles de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale.
Par ailleurs, 68.416 noms commerciaux, désignés aussi certificats négatifs, ont été délivrés par l'OMPIC durant la période allant de janvier à juin 2026. Ce chiffre, mentionné dans le communiqué de l'office, accompagne la statistique principale des immatriculations sans qu'un lien direct de proportionnalité soit précisé dans les données publiques disponibles.
Le volume atteint au premier semestre 2026 s'inscrit en recul par rapport à l'exercice précédent. Selon les données rapportées par la presse économique, le même indicateur s'était établi à 56.572 unités sur l'ensemble de l'année 2025, tandis que le premier semestre 2024 avait compté 47.734 immatriculations, d'après les comparaisons établies par l'OMPIC.
Les données publiées par l'OMPIC concernent les seules immatriculations au registre du commerce et ne renseignent ni sur le taux de survie des entreprises créées, ni sur l'évolution de l'emploi associé, ni sur le chiffre d'affaires dégagé par ces nouvelles unités. Les ventilations par taille, genre des créateurs ou capitaux investis ne figurent pas dans le communiqué semestriel de l'office.
Plusieurs éléments restent à confirmer dans les publications ultérieures de l'OMPIC, dont la répartition par secteur pour les personnes physiques, le détail des zones d'implantation à l'intérieur de chaque région, ainsi que les comparaisons internationales que l'office pourrait publier dans son rapport annuel.
Contexte
L'OMPIC, établissement public chargé de la tenue du registre du commerce central et de la délivrance des certificats négatifs, publie régulièrement des statistiques sur la création d'entreprises. Les chiffres du premier semestre constituent une référence pour les observateurs économiques et les acteurs institutionnels du suivi de l'entrepreneuriat au Maroc.
Pourquoi c’est important
Le volume des immatriculations et sa répartition régionale et sectorielle servent d'indicateur avancé de la dynamique entrepreneuriale. La concentration observée à Casablanca-Settat et dans trois autres régions traduit une activité de création toujours tirée…
À suivre
La publication du bilan annuel 2026 par l'OMPIC et l'évolution du nombre total d'immatriculations sur l'ensemble de l'exercice
La ventilation détaillée par secteur pour les personnes physiques, absente du communiqué semestriel
Les comparaisons avec les semestres précédents et l'évolution du choix de forme juridique SARL AU versus SARL
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne fournissent pas d'information sur la survie des entreprises créées, l'emploi généré, les capitaux investis, ni sur la répartition sectorielle pour les personnes physiques. Le détail des zones d'implantation intra-régionales n'est pas non plus communiqué par l'OMPIC dans les éléments disponibles.