Le taux de prévalence du handicap au Maroc s'établit à 8,7 % en 2026, dont 2,3 % pour les formes sévères, selon les résultats préliminaires de la troisième enquête nationale sur le handicap, présentés jeudi à Rabat par le secrétaire d'État chargé de l'Insertion sociale, Abdeljebbar Rachidi. La communication a eu lieu lors d'une conférence de presse consacrée au bilan préliminaire de l'opération.
Ce taux marque une hausse de 1,9 point par rapport à l'enquête précédente, réalisée en 2014, qui avait établi la prévalence du handicap à 6,8 % au Maroc. Abdeljebbar Rachidi a attribué cette évolution principalement à l'élargissement des critères méthodologiques employés dans la troisième enquête, ainsi qu'au vieillissement croissant de la population.
La nouvelle enquête intègre désormais les enfants âgés de 2 à 17 ans et s'appuie sur les normes de l'Unicef, ainsi que sur la liste élargie du Groupe de Washington pour les personnes âgées de 18 ans et plus. La collecte de données a débuté en janvier 2026, précise le responsable lors de la présentation à Rabat.
Les résultats livrent une première photographie de la répartition par sexe : les femmes représentent 53,6 % des personnes en situation de handicap, contre 46,4 % pour les hommes, d'après les chiffres communiqués jeudi. Cet écart est mis en regard des incidences différenciées documentées par l'enquête sur les parcours de soins et d'accompagnement.
La dimension territoriale apparaît également dans les chiffres préliminaires : 60,5 % des personnes en situation de handicap vivent en milieu urbain, contre 39,5 % en milieu rural. Le secrétaire d'État en a tiré la nécessité, selon les termes rapportés, de passer d'une politique unifiée à des stratégies mieux ciblées dans chaque territoire.
Le handicap concerne près de 29 % des ménages marocains, qui comptent au moins une personne dans cette situation. Abdeljebbar Rachidi a souligné que ce chiffre revêt une importance sociale particulière, les répercussions dépassant la personne concernée et touchant la famille, notamment en matière de soins, d'accompagnement et de dépenses.
Parmi les indicateurs économiques figurent les frais liés aux médicaments et aux produits pharmaceutiques : 65,6 % des personnes en situation de handicap déclarent que ces dépenses restent à la charge de leur famille. Le secrétaire d'État a relevé cette proportion à Rabat comme un marqueur des coûts directs et indirects supportés par les proches.
Les attentes exprimées par les personnes en situation de handicap et leurs familles portent, selon la présentation, sur la garantie d'un accès effectif aux droits et aux services de base, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'emploi. Ces demandes structurent les orientations évoquées à l'issue de la conférence de presse.
Plusieurs volets de l'enquête n'ont pas encore été rendus publics : les éléments disponibles jeudi ne précisent ni le calendrier complet de publication des résultats finaux, ni les détails de la méthodologie d'échantillonnage, ni les comparaisons régionales fines. Le secrétaire d'État a indiqué que la présentation se limitait à un bilan préliminaire.
Contexte
La troisième enquête nationale sur le handicap succède à celle réalisée en 2014, qui avait établi la prévalence à 6,8 %. Sa méthodologie s'appuie notamment sur les normes de l'Unicef pour les enfants et sur la liste élargie du Groupe de Washington pour les adultes, ce qui élargit le périmètre des situations prises en compte par rapport à la mesure précédente.
Pourquoi c’est important
La présentation de ces résultats préliminaires, attribuée explicitement à Abdeljebbar Rachidi, fournit une mesure nationale actualisée du handicap et documente la charge financière supportée par les familles, un indicateur directement exploitable pour les pol…
À suivre
La publication des résultats finaux de la troisième enquête nationale sur le handicap, dont les éléments méthodologiques détaillés restent attendus.
Les suites institutionnelles données aux demandes d'accès aux droits et services de base évoquées jeudi, notamment en santé, éducation et emploi.
Les données territoriales fines issues de la troisième enquête, qui pourraient éclairer l'articulation entre milieux urbain et rural.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources disponibles jeudi se limitent à un bilan préliminaire présenté par le secrétaire d'État chargé de l'Insertion sociale. Elles ne détaillent ni la méthodologie d'échantillonnage complète, ni les comparaisons régionales, ni les résultats ventilés par type de handicap, ni le calendrier de publication des données finales.
Le dossier en contexte
Dossier
- Institution Haut-Commissariat au Plan 14 sources · 51 articles
Ce qui est établi
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La prévalence du handicap au Maroc est chiffrée à 8,7 % en 2026, dont 2,3 % sous forme sévère, selon la troisième enquête nationale.
Vérifié · 3 sources -
Le taux est en hausse de 1,9 point par rapport à 2014, où la précédente enquête l'avait établi à 6,8 %.
Vérifié · 3 sources -
Près de 29 % des ménages marocains comptent au moins une personne en situation de handicap, selon Abdeljebbar Rachidi.
Vérifié · 3 sources
Chronologie
- Le taux de prévalence du handicap au Maroc atteint 8,7 % en 2026
- Industrie : Légère contraction de l’indice des prix à la production
- T2-2026: chômage strict à 9,5% et sous-utilisation de la main-d'œuvre à 18,9%
À surveiller
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Signal en hausse
Haut-Commissariat au Plan
Le taux de prévalence du handicap au Maroc atteint 8,7 % en 2026