Fitch Ratings a confirmé la note souveraine à long terme du Maroc à « BB+ », assortie d’une perspective stable, comme indiqué dans son rapport publié le 18 septembre 2026. Cette confirmation intervient après une évaluation des fondamentaux économiques du pays. L’agence base son jugement sur une analyse détaillée des indicateurs financiers et structurels. Le communiqué officiel de Fitch ne mentionne pas de changement de notation par rapport à l’évaluation précédente. La perspective stable suggère une absence de pression immédiate à la hausse ou à la baisse de la note. Cette évaluation s’inscrit dans le cadre des revues périodiques de notation souveraine menées par les grandes agences internationales.
L’agence souligne notamment la solidité du cadre macroéconomique marocain comme un facteur de soutien à la notation. Elle cite la résilience des fondamentaux économiques face aux chocs externes. Parmi les éléments positifs, Fitch met en avant le niveau des réserves de change, jugé adéquat pour faire face aux besoins de financement extérieur. Elle souligne également le soutien des créanciers officiels, qui contribue à la stabilité du profil de crédit du pays. Ces éléments sont présentés comme des contrepoids aux vulnérabilités identifiées dans l’analyse. L’agence ne précise pas le niveau exact des réserves de change dans son communiqué public.
Cependant, Fitch relève plusieurs facteurs de vulnérabilité qui limitent une amélioration de la notation. Parmi eux, l’endettement public reste à un niveau élevé, selon l’agence. Elle pointe également une exposition importante aux aléas climatiques, qui pourrait affecter certains secteurs économiques. Enfin, Fitch note que certains indicateurs de développement et de gouvernance restent inférieurs à ceux de pays comparables dans la région ou dans la même catégorie de notation. Ces éléments sont présentés comme des contraintes structurelles qui justifient le maintien de la note à son niveau actuel. L’agence ne fournit pas de classement comparatif détaillé dans le texte disponible.
Concernant les finances publiques, Fitch anticipe une détérioration temporaire du déficit budgétaire en 2026. Selon ses prévisions, le déficit devrait atteindre 4% du PIB en 2026, contre 3,5% en 2025. Cette hausse d’un demi-point de pourcentage serait principalement liée à des dépenses supplémentaires. L’agence précise que ces dépenses résultent de la crise du détroit d’Ormuz et de la hausse des prix de l’énergie. Aucun autre facteur explicatif n’est mentionné dans les sources fournies pour expliquer cette évolution du déficit.
Parmi les mesures contribuant à cette augmentation des dépenses, Fitch cite l’alourdissement de la facture des subventions. Cela inclut les compensations accordées sur le gaz butane, le maintien du soutien aux professionnels du transport et l’augmentation des transferts destinés à l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE). Ces postes de dépense sont présentés comme des réponses directes aux pressions inflationnistes et aux coûts énergétiques. L’agence ne précise pas le montant exact de ces subventions ni leur part dans le budget global. Elle indique toutefois que ces dépenses devraient plus que compenser la progression attendue des recettes publiques en 2026.
Malgré cette détérioration temporaire, Fitch prévoit une amélioration progressive des finances publiques à partir de 2027. Selon ses projections, le déficit budgétaire devrait s’établir en moyenne à 3,4% du PIB sur la période 2027-2028. Cette amélioration serait principalement portée par la baisse des dépenses de compensation, une fois que les pressions temporaires liées à l’énergie s’estomperaient. L’agence lie cette évolution à la normalisation des marchés énergétiques et à la réduction des mesures de soutien ciblées. Aucune hypothèse sur la croissance économique ou les recettes fiscales n’est explicitement détaillée dans le texte disponible pour expliquer cette projection.
Fitch conclut que la combinaison de la résilience macroéconomique, des réserves de change et du soutien des créanciers officiels suffit à maintenir la notation à « BB+ » malgré les vulnérabilités identifiées. L’agence ne suggère pas de risque immédiat de dégradation ni de perspective de amélioration dans le court terme. La perspective stable reflète un équilibre entre les facteurs de soutien et les risques persistants. L’agence ne fixe pas de calendrier pour une éventuelle révision de la notation au-delà de son cycle de suivi habituel. Cette évaluation reste conditionnée à l’évolution des facteurs cités dans son analyse.
Les sources consultées ne permettent pas de connaître les échanges éventuels entre Fitch et les autorités marocaines lors de l’élaboration de cette notation. Aucun détail n’est fourni sur les réunions, les données transmises ou les hypothèses discutées pendant le processus d’évaluation. De même, les sources ne précisent pas si cette confirmation fait l’objet d’une publication détaillée ou d’un simple communiqué. Enfin, aucune réaction officielle des institutions marocaines n’est rapportée dans les textes disponibles, ce qui limite la possibilité de contextualiser la notation dans le débat national ou politique.
Contexte
La notation souveraine « BB+ » se situe dans la catégorie spéculative selon l’échelle de Fitch, bien qu’elle soit considérée comme solide pour les marchés émergents. Cette note reflète une capacité de remboursement adéquate, mais exposée à des risques significatifs en cas de détérioration économique ou financière prolongée. Elle est souvent associée à des pays présentant un mélange de forces macroéconomiques et de défis structurels, comme c’est le cas pour plusieurs économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
À suivre
L’évolution du déficit budgétaire en 2026 et sa trajectoire vers 2027-2028.
L’impact de la stabilisation des prix de l’énergie sur les dépenses de compensation.
Tout changement dans l’évaluation des indicateurs de gouvernance ou de développement par Fitch.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne fournissent pas le montant exact des réserves de change, ni le niveau précis de l’endettement public en pourcentage du PIB. Elles ne détaillent pas les réformes fiscales spécifiques citées comme soutien aux recettes, ni ne quantifient l’impact de la crise du détroit d’Ormuz sur le budget. Aucune réaction officielle marocaine ni détail sur le processus de notation auprès des autorités n’est rapporté.
Le dossier en contexte
Dossier
- Entreprise Fitch Group 1 source · 1 article
Ce qui est établi
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Fitch confirme la note « BB+ » du Maroc avec perspective stable.
Vérifié · 2 sources -
L'agence souligne la solidité du cadre macroéconomique et des réserves de change.
Vérifié · 2 sources -
Le déficit budgétaire devrait atteindre 4% du PIB en 2026, contre 3,5% en 2025.
Vérifié · 2 sources
Chronologie
- Fitch confirme la note souveraine du Maroc à « BB+ », perspective stable
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Fitch confirme la note souveraine du Maroc à « BB+ », perspective stable