Le dimanche 19 juillet 2026 a marqué une étape technique majeure avec la mise en service des infrastructures électriques liées à la station de dessalement de la région Casablanca-Settat. Cette opération, menée par l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), concerne le raccordement en haute tension nécessaire au fonctionnement de l'installation. Ces travaux s'intègrent dans une démarche de renforcement du réseau de transport d'énergie électrique pour sécuriser l'alimentation des grands projets.
L'investissement global pour ces nouveaux ouvrages s'élève à plus de 486 millions de dirhams. Ce montant couvre l'ensemble des infrastructures de raccordement indispensables pour assurer la continuité de l'approvisionnement énergétique de l'unité de dessalement. La dimension financière souligne l'importance technique de ce raccordement pour la stabilité du réseau électrique régional face aux besoins de cette nouvelle installation industrielle.
Le dispositif technique repose sur deux éléments structurels principaux. Il comprend d'une part la construction d'un nouveau poste électrique 400/MT kV situé à Lamharza Essahel, doté d'une puissance de 300 MVA. D'autre part, le projet inclut la réalisation d'une ligne 400 kV à double terne, dont chaque terne s'étend sur une longueur de 50 kilomètres pour assurer la liaison électrique.
L'objectif de ces infrastructures est de garantir une alimentation électrique continue, stable et sécurisée pour la station de dessalement. Le fonctionnement de cette unité de production d'eau dépend en effet d'un apport énergétique constant et fiable. La robustesse du raccordement est donc un facteur déterminant pour la viabilité opérationnelle de l'usine de dessalement une fois qu'elle sera pleinement fonctionnelle.
Le chantier de la station de dessalement elle-même, dont le raccordement est désormais opérationnel, avait été lancé en juin 2024. L'installation est implantée sur une emprise foncière d'environ cinquante hectares. Ce projet vise à répondre à l'augmentation de la demande en eau potable dans l'un des principaux bassins urbains et économiques du Royaume, face à la raréfaction des ressources conventionnelles.
La station de dessalement est programmée pour entrer en exploitation en février 2027. Une fois opérationnelle, elle desservira prioritairement le Grand Casablanca, ainsi que les zones de Settat, Berrechid, Bir Jdid et les localités voisines. Ce déploiement vise à renforcer l'approvisionnement en eau potable dans une zone géographiquement exposée au stress hydrique.
La réalisation de ces ouvrages électriques s'inscrit dans le cadre du développement global du réseau de transport d'énergie électrique. Au-delà du site de production d'eau, ces travaux participent à l'amélioration de la qualité de l'alimentation électrique pour les grands projets structurants du pays, en assurant une meilleure gestion des flux énergétiques vers les zones à forte demande.
Les sources actuelles ne permettent pas de préciser les détails techniques supplémentaires concernant la gestion de la maintenance de ces lignes ou les modalités précises de distribution de l'eau une fois la station en service. Il reste à surveiller la mise en exploitation effective de l'unité de dessalement prévue pour le début de l'année 2027.
Contexte
Le projet de station de dessalement de Casablanca-Settat, dont le raccordement électrique est désormais effectif, a été initié en juin 2024 sur un site de cinquante hectares pour pallier le stress hydrique régional.
Pourquoi c’est important
La sécurisation de l'alimentation électrique de la station est une condition sine qua non pour garantir la continuité de la production d'eau potable destinée aux zones urbaines et économiques de la région Casablanca-Settat.
À suivre
L'entrée en exploitation de la station de dessalement prévue en février 2027.
La capacité de la station à répondre à la demande croissante en eau potable dans le Grand Casablanca.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les détails sur la gestion de la maintenance, les coûts de l'eau produite, ni les modalités de distribution finale aux usagers.