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Diplomatie

Bruxelles confirme la poursuite de sa coopération migratoire avec le Maroc

La Commission européenne affirme maintenir son partenariat avec Rabat en matière de migration et de lutte contre la traite des êtres humains, citant une baisse des traversées irrégulières.

Bruxelles veut maintenir la coopération migratoire avec le Maroc
Photo contextePhoto de contexte publiée par LeBrief.Photo : LeBriefSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMardi 29 septembre 2026 à 15:18 2 min de lecture 3 références
Dans cet article
Les points clés
  • La coopération migratoire UE-Maroc se poursuit selon la Commission européenne.
  • Les traversées irrégulières ont baissé de 42 % en 2025 par rapport à 2024.
  • Au premier semestre 2026, la baisse atteint 34 % par rapport à la même période de 2025.

Lors d'une réunion de la commission des pétitions du Parlement européen sur la situation à Ceuta, une haute responsable de la direction générale des affaires intérieures de la Commission européenne a déclaré que l'UE poursuivrait sa coopération avec le Maroc en matière de migration et de lutte contre la traite des êtres humains. Elle a présenté le Maroc comme un partenaire stratégique pour Bruxelles, soulignant l'importance géographique du royaume dans le contrôle des routes migratoires vers l'Espagne.

La responsable a affirmé que cette coopération avait produit des résultats concrets pour les deux parties, notamment en réduisant les flux migratoires irréguliers. Elle a précisé que les efforts engagés ces dernières années seraient maintenus, avec un accent particulier sur la coordination entre Madrid et Rabat pour gérer les situations à Ceuta et Melilla.

Selon les chiffres avancés par la responsable, les traversées irrégulières par les routes de la Méditerranée occidentale et de l'Atlantique ont baissé de 42 % en 2025 par rapport à l'année 2024. Cette réduction s'est poursuivie au premier semestre 2026, avec une diminution de 34 % par rapport à la même période de l'année précédente, avant l'afflux observé à Ceuta à la fin juillet 2026.

Elle a ajouté que la Commission soutenait activement une coopération étroite entre l'Espagne et le Maroc, visant à améliorer la gestion des arrivées irrégulières et à garantir le retour efficace des personnes ne remplissant pas les conditions de séjour. Cette approche bilatérale est présentée comme essentielle pour maîtriser les pressions migratoires aux frontières sud de l'UE.

La responsable a qualifié le partenariat de «globalement bénéfique pour les deux parties», reprenant une formulation déjà utilisée dans des déclarations antérieures. Cette évaluation positive s'appuie sur la perception européenne d'une efficacité terrain du dispositif marocain de surveillance et de coordination, notamment grâce à la proximité géographique du royaume avec l'Espagne.

Malgré ces déclarations optimistes, les sources ne précisent pas les mécanismes exacts de cette coopération, ni les montants financiers éventuellement associés aux projets conjoints. Aucun détail n'est fourni sur les procédures de retour, les centres de rétention ou les conditions de traitement des personnes renvoyées vers le Maroc.

Les chiffres de réduction des traversées, bien que présentés comme encourageants, ne sont pas corroborés par d'autres sources indépendantes dans le corpus fourni. Les deux autres articles consultés se contentent de reprendre l'annonce sans apporter de données complémentaires ou de contexte supplémentaire sur les tendances migratoires régionales.

Aucune mention n'est faite des réactions des organisations de défense des droits humains, ni des éventuelles critiques concernant le respect du principe de non-refoulement dans le cadre de ces retours. Le discours européen reste centré sur l'efficacité opérationnelle sans aborder les dimensions juridiques ou humanitaires du partenariat.

La suite de cette coopération dépendra de l'évolution des flux migratoires et de la capacité des autorités marocaines et espagnoles à maintenir leur coordination. Aucun calendrier de révision ou d'évaluation du partenariat n'a été mentionné lors de la réunion de la commission des pétitions.

Contexte

Le Maroc joue depuis plusieurs années un rôle clé dans la politique extérieure de l'UE en matière de migration, notamment grâce à des accords de réadmission et des patrouilles conjointes visant à réduire les traversées vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Cette coopération s'est intensifiée après la crise migratoire de 2020 et a été régulièrement renouvelée dans le cadre du partenariat UE-Maroc.

Pourquoi c’est important

Cette confirmation de poursuite de la coopération souligne la dépendance de l'UE envers ses partenaires sud-méditerranéens pour gérer les pressions migratoires à ses frontières externes, dans un contexte où les routes vers l'Europe restent actives malgré les…

À suivre

L'évolution des chiffres des traversées irrégulières vers Ceuta et Melilla au second semestre 2026.

Les éventuelles réactions des organisations internationales aux pratiques de retour vers le Maroc.

La possibilité d'un renouvellement formel de l'accord de coopération lors du prochain sommet UE-Maroc.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas de connaître les montants financiers engagés dans cette coopération, les détails des mécanismes de retour, ni l'avis des organisations de défense des droits humains sur ces pratiques. Les chiffres de réduction des traversées ne sont pas corroborés par des sources indépendantes telles que Frontex ou l'OIM.

Sources et documents consultés 3 références Notre méthode éditoriale

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