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Économie marocaine : croissance maintenue au second semestre 2026 malgré le choc énergétique

Le HCP anticipe une progression du PIB de 4,1% au T3 et 4,7% au T4 2026, portée par l’agriculture et les services, alors que l’industrie subit le renchérissement de l’énergie.

Conjoncture : le cap de croissance maintenu
Photo de contexte publiée par LesEco.ma.Source
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéDimanche 18 octobre 2026 à 12:03 2 min de lecture 2 références
Dans cet article
Les points clés
  • Le PIB marocain devrait croître de 4,1% au troisième trimestre 2026, puis de 4,7% au quatrième trimestre, après une hausse de 4% au deuxième trimestre.
  • Cette résilience est principalement portée par l’agriculture (19,9% au T3) et les services (3,9% au T3), tandis que l’industrie subit un recul de 1,9% au T3 après -3,9% au T2.
  • Le choc énergétique provient de la hausse des cours internationaux de l’énergie consécutive au déclenchement de la guerre en Iran à la fin février 2026, pénalisant les secteurs industriels via le renchérissement des int…

Le HCP anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 4,1% au troisième trimestre 2026, après une hausse de 4% au deuxième trimestre, avant une accélération à 4,7% au cours du dernier trimestre de l’année. Cette trajectoire témoigne de la capacité de l’économie nationale à absorber une partie des chocs extérieurs, grâce notamment à la bonne tenue de certains secteurs clés.

Au troisième trimestre, l’agriculture aurait encore progressé de 19,9% et les services de 3,9%, selon les mêmes prévisions du HCP. Cette dynamique contraste fortement avec l’évolution des activités secondaires, qui auraient enregistré un recul de 1,9% au troisième trimestre, après une contraction de 3,9% au deuxième trimestre.

La résilience de l’économie marocaine repose principalement sur l’agriculture, les services et la demande intérieure, alors que l’industrie continue de subir les effets du renchérissement des coûts de production. Cette situation révèle une économie à plusieurs vitesses, où les branches primaires bénéficient d’une conjoncture favorable tandis que plusieurs activités industrielles restent pénalisées.

Certaines branches industrielles auraient toutefois mieux résisté à la dégradation de la conjoncture, notamment l’agroalimentaire, l’automobile et la fabrication de matériel électrique. À l’inverse, le textile, la chimie, le caoutchouc et l’électronique continueraient de subir les effets négatifs de la hausse des prix des intrants et du ralentissement de la demande extérieure.

Le renchérissement des intrants énergétiques et minéraux a directement pesé sur les secteurs industriels, conséquence directe de la hausse des cours internationaux de l’énergie liée au conflit en Iran. Ce choc énergétique commence également à peser sur l’investissement privé, avec un ralentissement de la formation brute de capital observée depuis le début de l’année.

Au premier trimestre, la formation brute de capital a ralenti de 10,8%, puis à 6,8% au deuxième trimestre, sous l’effet notamment de la baisse de rentabilité des entreprises et du ralentissement de la demande de logements. Au troisième trimestre, elle aurait progressé de 6,2%, soutenue essentiellement par le maintien des grands projets d’infrastructure.

La consommation des ménages reste en revanche solide, contribuant à soutenir la demande intérieure malgré les pressions inflationnistes liées à l’énergie. Cet élément joue un rôle clé dans la capacité de l’économie à maintenir une trajectoire de croissance relativement soutenue durant la seconde moitié de l’année 2026.

Les disparités sectorielles masquent une réalité plus nuancée : alors que l’agriculture et les services tirent la croissance vers le haut, l’industrie peine à retrouver son dynamisme, ce qui limite les effets d’entraînement sur l’ensemble de l’appareil productif national.

Cette configuration révèle une économie marocaine en transition, où la résilience dépend fortement de la capacité des secteurs moins exposés à l’énergie à compenser les faiblesses des activités énergivores, sans que les sources ne précisent si cette tendance est appelée à se prolonger au-delà de 2026.

Contexte

Le Haut-commissariat au plan (HCP) est l’institution officielle chargée de la planification et de la prévision économique au Maroc. Ses notes de conjoncture sont publiées périodiquement et constituent une référence pour l’analyse de l’activité économique nationale, s’appuyant sur des données provenant de divers ministères, banques centrales et organismes statistiques.

Pourquoi c’est important

Cette situation souligne la vulnérabilité de l’industrie marocaine aux chocs externes liés à l’énergie, malgré la solidité de l’agriculture et des services. Elle met en lumière la nécessité d’une diversification accrue de l’appareil productif et d’une réducti…

À suivre

L’évolution des cours internationaux de l’énergie en lien avec la poursuite ou la détente du conflit en Iran.

La capacité des secteurs industriels les plus pénalisés (textile, chimie, caoutchouc, électronique) à stabiliser leur activité au cours de l’année 2027.

L’impact de la poursuite des grands projets d’infrastructure sur l’investissement privé et la formation brute de capital au-delà du second semestre 2026.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas de déterminer avec précision la durée prévisible du choc énergétique lié à la guerre en Iran, ni d’évaluer l’impact exact de ce choc sur les niveaux d’emploi industriel ou sur les investissements étrangers directs.

Mémoire éditoriale

Le dossier en contexte

Dossier

  1. Institution Haut-Commissariat au Plan 15 sources · 137 articles
  2. Sujet Énergie 15 sources · 109 articles

Ce que rapportent les sources

  • La croissance du PIB marocain devrait atteindre 4,1% au troisième trimestre 2026, puis 4,7% au quatrième trimestre, selon le HCP.

    Attribué · 3 sources
  • L'agriculture a progressé de 19,9% au deuxième trimestre 2026 et de 19,9% au troisième trimestre, selon les estimations du HCP.

    Attribué · 3 sources
  • Les services ont augmenté de 4% au deuxième trimestre et de 3,9% au troisième trimestre 2026, tirés par l'hébergement, la restauration et les services financiers.

    Attribué · 3 sources

Chronologie

  1. Économie marocaine : une croissance solide, mais sous pression énergétique
  2. Le HCP prévoit une croissance de 4,7% au 4e trimestre 2026
  3. HCP : la croissance ralentit à 4% au deuxième trimestre
Sources et documents consultés 2 références Notre méthode éditoriale

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