Au troisième trimestre 2026, la croissance économique aurait atteint 4,1% en glissement annuel, selon les estimations du HCP reprises par plusieurs sources. L'agriculture aurait enregistré une progression de 19,9%, tandis que les services auraient augmenté de 3,9%, soutenus notamment par l'hébergement, la restauration et les services financiers. Ces deux secteurs ont constitué les principaux moteurs de la croissance nationale durant cette période.
Les activités secondaires ont, en revanche, poursuivi leur repli amorcé au deuxième trimestre, avec une contraction de 3,9% au T2-2026, puis un ralentissement moindre à -1,9% au T3-2026, selon le HCP. Les industries de l'alimentaire, de l'automobile et de la fabrication du matériel électrique auraient mieux résisté, tandis que le textile, la chimie, la fabrication du caoutchouc et l'électronique sont restés en retrait.
La demande intérieure a continué de soutenir l'activité économique, avec une progression de la consommation des ménages de 4,1% au deuxième trimestre 2026, portée par l'amélioration de l'emploi salarié et le recours accru au crédit. Cette tendance devrait se poursuivre, avec une amélioration prévue de 4,3% de la consommation des ménages au quatrième trimestre 2026, en variation annuelle.
La formation brute de capital a montré des signes de ralentissement, passant d'une hausse de 10,8% au premier trimestre 2026 à 6,8% au deuxième trimestre, notamment en raison de la hausse des coûts de production et du ralentissement de la demande de logements. Cette évolution reflète l'impact du renchérissement des intrants énergétiques et minéraux sur l'investissement des entreprises.
Le HCP révèle également que la hausse des prix à l'importation serait restée plus soutenue que celle des prix à l'exportation au troisième trimestre 2026, comprimant davantage les marges et les termes d'échange des entreprises marocaines. Dans ces conditions, le volume des exportations aurait poursuivi sa modération, affichant une augmentation de 6,2% au T3-2026.
Cette évolution des échanges extérieurs se serait accompagnée d'un ralentissement des importations, favorisant un allégement de la contribution négative du commerce extérieur à la croissance, estimée à -1,2 point au troisième trimestre 2026. Cet ajustement partiellement compensateur a permis à l'économie nationale de maintenir une croissance globale malgré les pressions inflationnistes.
Du côté de l'investissement, les entreprises auraient poursuivi l'ajustement de leurs dépenses face au renchérissement des équipements importés et des intrants de construction, mais les projets d'infrastructure se seraient maintenus, soutenant une certaine résilience de l'activité économique. Cette dynamique devrait se poursuivre au quatrième trimestre, avec un accroissement prévu de l'investissement de 6,8%, impulsé par les grands projets d'infrastructure.
Le scénario de croissance à 4,7% au quatrième trimestre 2026 demeure toutefois exposé à des aléas, souligne le HCP, notamment une nouvelle intensification des tensions au Moyen-Orient ou un renforcement des contraintes d'accessibilité économique durant la période hivernale, qui pourraient provoquer un surcroît de pressions inflationnistes et contraindre les capacités de productivité nationale.
Contexte
La guerre en Iran, déclenchée fin février 2026, a provoqué une hausse significative des cours internationaux des matières premières énergétiques, atteignant des niveaux comparables à ceux observés en 2022. Au Maroc, ce choc s'est principalement traduit par un renchérissement des intrants énergétiques et minéraux, affectant directement les coûts de production dans plusieurs secteurs industriels et agricoles.
Pourquoi c’est important
Cette prévision de croissance témoigne de la résilience de l'économie marocaine face à des chocs externes sévères, grâce notamment à la forte contribution de l'agriculture et des services, ainsi qu'au soutien de la demande intérieure, ce qui permet d'atténuer…
À suivre
L'évolution des prix de l'énergie sur les marchés internationaux, particulièrement liée à la situation au Moyen-Orient.
La capacité du secteur secondaire à sortir de sa phase de repli au cours des prochains trimestres.
Le maintien de la dynamique de l'investissement public dans les infrastructures, clé pour soutenir l'investissement privé.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer avec précision la répartition exacte de la contribution de chaque secteur à la croissance prévue de 4,7% au T4-2026, ni de quantifier l'impact spécifique des mesures budgétaires visant à contenir l'inflation énergétique sur la consommation des ménages.
Le dossier en contexte
Dossier
- Institution Haut-Commissariat au Plan 15 sources · 118 articles
Ce que rapportent les sources
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La croissance du PIB marocain devrait atteindre 4,1% au troisième trimestre 2026, puis 4,7% au quatrième trimestre, selon le HCP.
Attribué · 3 sources -
L'agriculture a progressé de 19,9% au deuxième trimestre 2026 et de 19,9% au troisième trimestre, selon les estimations du HCP.
Attribué · 3 sources -
Les services ont augmenté de 4% au deuxième trimestre et de 3,9% au troisième trimestre 2026, tirés par l'hébergement, la restauration et les services financiers.
Attribué · 3 sources
Chronologie
- Le HCP prévoit une croissance de 4,7% au 4e trimestre 2026
- HCP : la croissance ralentit à 4% au deuxième trimestre
- HCP enregistre une baisse de l’indice de la production des industries manufacturières de 4,5% au T2-2026
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Le HCP prévoit une croissance de 4,7% au 4e trimestre 2026