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Économie

Le HCP annonce une croissance de 4% au deuxième trimestre 2026, en baisse par rapport à 2025

L'économie nationale ralentit au T2-2026, portée par une forte hausse du secteur primaire et un net ralentissement des activités non agricoles, selon les comptes nationaux du Haut-Commissariat au Plan.

Comptes nationaux : Une croissance de 4 % au deuxième trimestre
Photo contextePhoto de contexte publiée par Aujourd'hui le Maroc.Photo : Aujourd'hui le MarocSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéJeudi 1 octobre 2026 à 10:36 2 min de lecture 3 références
Dans cet article
Les points clés
  • La croissance du PIB a atteint 4% au T2-2026, en baisse par rapport à 5,8% au T2-2025.
  • La valeur ajoutée du secteur primaire a augmenté de 20,9% au T2-2026, contre 7,6% un an auparavant.
  • La demande intérieure a progressé de 5% au T2-2026, contre 7,5% au T2-2025.

L'économie nationale a enregistré une croissance de 4% au deuxième trimestre 2026, contre 5,8% durant la même période de 2025, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des performances contrastées entre les différents secteurs de l'activité économique nationale.

La valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une forte hausse de 20,9% au deuxième trimestre 2026, contre 7,6% durant le même trimestre de l’année 2025, témoignant d'une nette accélération du secteur agricole qui a porté une partie de la croissance globale.

La demande intérieure marocaine a augmenté de 5% au deuxième trimestre 2026, contre 7,5% à la même période en 2025, selon le HCP, avec une contribution à la croissance économique nationale de 5,6 points de pourcentage, contre 10,3 points l'année précédente.

Les dépenses de consommation finale des ménages ont progressé de 4,1% au T2-2026, contre 1,8% un an auparavant, participant à la croissance à hauteur de 2,3 points de pourcentage, tandis que celles des administrations publiques ont légèrement ralenti, passant de 4,8% à 4,6%, avec une contribution de 0,8 point de pourcentage à la croissance.

La croissance de l’investissement brut, qui inclut la formation brute de capital fixe, les variations de stocks et les acquisitions nettes d’objets de valeur, a ralenti à 6,8% au deuxième trimestre 2026, contre 20,3% un an plus tôt, réduisant sa contribution à la croissance de 8,3 à 2,4 points de pourcentage.

Les activités non agricoles ont connu un net ralentissement de leur croissance au T2-2026, passant de 4,9% en 2025 à 1,5% en 2026, selon l'analyse du HCP des comptes nationaux, en contraste marqué avec la dynamique du secteur primaire.

Aux prix courants, le PIB a connu une hausse de 4,4% au T2-2026, contre 7,5% une année auparavant, ce qui témoigne d'un ralentissement du niveau général des prix à 0,4% au lieu de 1,7% le même trimestre de l’année précédente, indique le HCP dans sa note d’information sur la situation économique nationale.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une modération de la hausse des prix et une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale, alors que la demande intérieure est restée à un niveau soutenu, selon les précisions du HCP dans son communiqué sur les comptes nationaux du T2-2026.

Le HCP relève des dynamiques contrastées dans l’économie nationale, avec une accélération du secteur primaire et un ralentissement marqué des secteurs non agricoles, sans toutefois préciser les facteurs structurels ou conjoncturels à l’origine de cette divergence.

Contexte

Les comptes nationaux du HCP sont publiés trimestriellement et constituent la référence officielle pour mesurer l’évolution du PIB marocain, en valeur et en volume, en distinguant les contributions des secteurs primaire, secondaire et tertiaire ainsi que celles de la demande intérieure et de l’investissement.

Pourquoi c’est important

Ce ralentissement de la croissance, malgré la bonne performance du secteur agricole, souligne la fragilité de la reprise économique nationale face au tassement de l’investissement et de la demande intérieure, deux moteurs traditionnels de l’expansion.

À suivre

L’évolution du secteur non agricole aux trimestres suivants pour déterminer si le ralentissement est conjoncturel ou structurel.

La trajectoire du besoin de financement de l’économie nationale et son impact sur les conditions de crédit.

La capacité du secteur primaire à maintenir son rythme de croissance face aux aléas climatiques et aux marchés internationaux.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas d’identifier les facteurs spécifiques à l’origine du ralentissement des activités non agricoles ni de préciser la répartition sectorielle détaillée de l’investissement brut ou de la consommation publique au-delà des pourcentages globaux fournis.

Mémoire éditoriale

Le dossier en contexte

Dossier

  1. Institution Haut-Commissariat au Plan 15 sources · 99 articles

Ce qui est établi

  • La croissance du PIB a atteint 4% au T2 2026, en baisse par rapport à 5,8% au T2 2025.

    Vérifié · 3 sources
  • La valeur ajoutée du secteur primaire a augmenté de 20,9% au T2 2026, contre 7,6% un an auparavant.

    Vérifié · 3 sources
  • La demande intérieure a progressé de 5% au T2-2026, contre 7,5% au T2-2025.

    Vérifié · 3 sources

Chronologie

  1. HCP : la croissance ralentit à 4% au deuxième trimestre
  2. BAM maintient le taux directeur inchangé à 2,25%
  3. IPC : les prix à la consommation progressent de 0,8% en août
Sources et documents consultés 3 références Notre méthode éditoriale

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Cellule analyse LeFrontline chargée de la veille, de la vérification et de la contextualisation.

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