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Économie

Trois régions concentrent 58,4% du PIB national en 2024

Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima génèrent plus de la moitié de la richesse du Maroc selon le HCP.

Trois régions génèrent 58,4% de la richesse nationale en 2024 selon HCP
Photo contextePhoto : TelQuelSource
Sources 2 références croisées
Méthode 4 étapes de préparation
Temps de lecture 1 min format lisible
Confiance Documenté sources indiquées
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéLundi 13 juillet 2026 à 10:16 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 1 min de lecture
Lecture rapide 2 sources
  • Casablanca-Settat contribue à 32,3% du PIB national en 2024. Source tracée
  • Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima totalisent respectivement 15,5% et 10,7%. Source tracée
  • Cinq autres régions génèrent 33,8% du PIB, dont Marrakech-Safi (8,7%) et Fès-Meknès (8,2%). Source tracée
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Cette concentration s’explique principalement par l’industrialisation avancée, l’activité commerciale et la densité des services dans ces régions, ainsi que par la présence d’infrastructures stratégiques. Le HCP souligne que ces facteurs structurels renforcent leur position dominante dans l’économie nationale. Les trois régions cumulent ainsi plus de la moitié de la richesse produite au Maroc, un niveau stable par rapport aux années précédentes.

Cinq autres régions contribuent collectivement à 33,8% du PIB national. Parmi elles, Marrakech-Safi arrive en tête avec 8,7%, suivie de près par Fès-Meknès (8,2%) et Souss-Massa (6,6%). Béni Mellal-Khénifra et l’Oriental complètent ce groupe avec des parts respectives de 5,3% et 5,1%. Ces régions jouent un rôle économique significatif, mais restent en retrait face aux trois leaders.

Les régions du sud et de l’est du pays affichent des contributions plus modestes. Drâa-Tafilalet, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddah totalisent ensemble 7,8% du PIB national. Leur poids économique reste limité, reflétant des dynamiques de développement distinctes.

Les données du HCP révèlent également un creusement des inégalités régionales. L’écart absolu moyen, qui mesure la dispersion des contributions au PIB entre les régions, est passé de 83,6 milliards de dirhams (MMDH) en 2023 à 90,9 MMDH en 2024. Cette hausse indique une accentuation des disparités dans la création de richesse.

Le HCP attribue cette concentration à des facteurs structurels, notamment la localisation des pôles industriels et logistiques. Les infrastructures portuaires, les zones franches et les hubs économiques renforcent l’attractivité de ces régions, tout en marginalisant d’autres territoires.

Ces chiffres soulignent les défis persistants en matière d’aménagement du territoire et de cohésion économique. Les politiques publiques devront intégrer ces disparités pour favoriser un développement plus équilibré entre les régions.

Contexte

Les comptes régionaux du HCP pour 2024 confirment une tendance de longue date : la richesse nationale reste concentrée dans quelques pôles économiques. Cette répartition inégale reflète des disparités historiques en matière d’investissement, d’accès aux marchés et de développement des infrastructures.

Pourquoi c’est important

Cette concentration de la richesse dans trois régions pose la question de la résilience économique du Maroc. Une dépendance excessive à ces pôles pourrait fragiliser l’économie nationale en cas de choc localisé, tout en limitant les opportunités de croissance…

À suivre

L’évolution des écarts régionaux dans les prochains comptes du HCP.

Les mesures gouvernementales visant à réduire les disparités économiques entre les régions.

L’impact des projets d’infrastructures sur la redistribution de la richesse.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les mécanismes concrets à l’origine de l’accentuation des écarts régionaux, ni les politiques publiques envisagées pour y remédier. Les données ne couvrent pas non plus les perspectives de rattrapage pour les régions les moins contributives.

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