L’appel d’offres n° 25/2026/DPA/1/SMOPFP porte sur l’accompagnement des coopératives locales par un prestataire chargé d’organiser une école aux champs dédiée à la culture du safran. Le document précise que trente agricultrices et agriculteurs bénéficieront de trois séances pratiques sur une parcelle de démonstration d’environ un hectare. Cette parcelle est répartie en plusieurs unités de travail pour faciliter l’apprentissage des techniques culturales.
Le programme de formation couvre l’intégralité du cycle de production du safran, depuis la préparation du sol jusqu’aux opérations de post-récolte. Les thèmes abordés incluent la confection des planches ou des sillons, la plantation des bulbes, l’irrigation, la fertilisation, le désherbage, la lutte contre les maladies et les ravageurs, ainsi que la récolte. L’encadrement sera assuré par un ingénieur agronome disposant d’au moins cinq années d’expérience professionnelle.
L’approche pédagogique retenue s’appuie sur la méthode des champs-écoles des producteurs, développée et promue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette méthode privilégie l’observation, l’expérimentation et la comparaison des pratiques pour favoriser l’apprentissage autonome des participants.
Un voyage d’étude à Taliouine est intégré au programme pour permettre aux producteurs de découvrir des safranières locales et d’échanger avec des acteurs expérimentés. Ce déplacement vise à compléter les connaissances théoriques et pratiques acquises lors des séances sur la parcelle de démonstration.
La Direction provinciale de l’agriculture d’Agadir souligne que ce projet s’inscrit dans une démarche de diversification des systèmes de production et d’inclusion des femmes rurales. L’objectif est de renforcer les compétences des producteurs locaux et d’améliorer la productivité des safranières dans la région.
L’appel d’offres précise que le prestataire sélectionné devra organiser les trois sessions pratiques et assurer l’encadrement technique des participants. Il devra également prévoir un ouvrier qualifié pour la conduite des opérations culturales sur la parcelle de démonstration.
Les limites de cette initiative résident dans son périmètre géographique restreint à la commune d’Adar et dans le nombre limité de bénéficiaires, soit trente producteurs. Aucune information n’est disponible sur les critères de sélection des participants ou sur les modalités de suivi post-formation.
Il reste à vérifier si ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de développement de la filière safran au Maroc ou s’il s’agit d’une initiative ponctuelle. Aucune donnée n’est fournie sur les financements alloués ou sur les résultats attendus en termes de production ou de revenus pour les participants.
Contexte
La culture du safran est une activité traditionnelle dans certaines régions du Maroc, notamment à Taliouine, où elle bénéficie d’un savoir-faire local reconnu. Cependant, cette filière reste peu développée dans d’autres zones, comme la province de Taroudant, où des projets de diversification agricole sont en cours pour valoriser les terres et améliorer les revenus des agriculteurs.
Pourquoi c’est important
Ce projet de formation pourrait contribuer à renforcer la résilience des petits producteurs de safran en leur offrant des techniques culturales adaptées et en favorisant l’inclusion des femmes rurales. Si les résultats sont concluants, cette initiative pourra…
À suivre
Le nombre de candidatures reçues pour l’appel d’offres et les profils des prestataires sélectionnés.
Les retours des participants après les sessions de formation, notamment sur l’amélioration de leurs pratiques culturales.
L’éventuelle extension de ce projet à d’autres communes ou provinces du Maroc.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les critères de sélection des trente producteurs bénéficiaires, ni les modalités de suivi post-formation. Aucune information n’est disponible sur les financements alloués ou sur les résultats attendus en termes de production ou de revenus pour les participants. Le périmètre géographique et le nombre limité de bénéficiaires restreignent la portée de cette initiative.