Le séminaire, tenu à Rabat, a permis de diffuser les conclusions d’une étude comparative réalisée dans quatre régions du Royaume, à savoir l’Oriental, Souss‑Massa, Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima et Béni Mellal‑Khénifra, avec pour objectif de valoriser les réalisations locales, les bonnes pratiques et les défis rencontrés dans la mise en œuvre de la SNIA.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à l’initiative de cet événement, a collaboré avec divers partenaires pour conduire l’étude, soulignant l’importance d’une gouvernance migratoire territorialisée, cohérente et inclusive, adaptée aux spécificités de chaque région.
Dans le cadre de l’étude, la région de l’Oriental a été reconnue pour son accès aux services de base destinés aux migrants, tandis que Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima a été mise en avant pour ses initiatives de dialogue interculturel et d’accès à la formation professionnelle, et Souss‑Massa pour la mobilisation de ses acteurs territoriaux autour des enjeux migratoires.
Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a indiqué que 50 000 migrants ont été régularisés au cours des dernières années, en application des hautes orientations royales en matière de politique migratoire.
Le même ministre a précisé que près de 5 000 migrants ont pu s’inscrire dans les centres de formation professionnelle grâce à des procédures flexibles, illustrant la volonté du Maroc de se positionner comme une terre d’accueil plutôt que de simple transit.
L’étude souligne également que les collectivités territoriales jouent un rôle croissant dans la mise en œuvre de politiques migratoires favorisant l’accès aux services essentiels et l’inclusion socio‑économique des migrants, ce qui contribue à une gouvernance plus décentralisée.
Les limites de l’étude résident dans le fait qu’elle ne fournit pas de données détaillées sur les coûts associés aux programmes, ni sur les mécanismes de suivi à long terme, laissant plusieurs aspects de la mise en œuvre à vérifier dans les prochains mois.
Contexte
La Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA) vise à structurer la gestion des flux migratoires au Maroc, en intégrant les autorités locales afin d’assurer une réponse adaptée aux besoins des migrants et aux exigences de développement territorial.
Pourquoi c’est important
En mettant en lumière les pratiques locales réussies et les défis persistants, l’étude offre aux décideurs des repères concrets pour renforcer la gouvernance migratoire à l’échelle régionale, ce qui peut améliorer l’inclusion des migrants et la cohérence des…
À suivre
L’évolution du nombre de migrants régularisés et inscrits en formation professionnelle dans les régions étudiées.
Les éventuelles mesures de suivi et d’évaluation mises en place par les autorités locales pour assurer la pérennité des bonnes pratiques identifiées.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les montants financiers alloués aux programmes, ni les critères exacts de sélection des migrants bénéficiant de la régularisation ou de la formation professionnelle.