La conférence du 4 juin à Casablanca a permis à l’Institut de l’entreprise familiale du Maroc (IEF) de présenter, pour la première fois, une étude nationale quantifiant la part des entreprises familiales dans le tissu économique du pays, un sujet longtemps absent des statistiques officielles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la 3ᵉ Assemblée générale de l’IEF, marquant un tournant pour la visibilité de ce segment d’activité.
Le financement de la Société financière internationale (SFI), filiale du groupe Banque mondiale, a rendu possible la réalisation de l’enquête, tandis que l’Association des chercheurs en entreprise familiale (SAFER) en Espagne a apporté son expertise méthodologique. Cette coopération internationale a renforcé la rigueur de la collecte et de l’analyse des données, garantissant ainsi la robustesse des résultats présentés.
Selon Kacem Bennani‑Smires, président de l’IEF‑Maroc, le Maroc disposait jusqu’alors de nombreuses statistiques sur les très petites et petites entreprises (TPE) et les PME, mais aucune donnée agrégée ne permettait d’identifier spécifiquement la composante familiale du tissu économique. L’étude comble donc ce « vide documentaire » en fournissant des chiffres objectifs et fiables sur le poids réel des entreprises familiales.
Outre la quantification du secteur, l’étude examine la pérennité des entreprises familiales marocaines, leurs pratiques de gouvernance et, en particulier, la problématique de la transmission. Les résultats mettent en lumière les défis auxquels ces sociétés sont confrontées lorsqu’il s’agit de passer le relais à la génération suivante, un enjeu crucial pour la continuité de l’activité économique familiale.
Les informations publiées restent limitées à la première enquête nationale et ne détaillent pas la répartition sectorielle ni la taille exacte des entreprises étudiées. Ainsi, bien que l’étude offre une première cartographie du poids des entreprises familiales, des recherches complémentaires seront nécessaires pour affiner la compréhension de leur contribution sectorielle et géographique.
Contexte
Le secteur des entreprises familiales représente une part importante du tissu économique marocain, mais jusqu’à présent, les données agrégées faisaient défaut, rendant difficile l’évaluation de leur impact réel sur l’emploi et la production nationale.
Pourquoi c’est important
Disposer de données fiables sur les entreprises familiales permet aux décideurs, aux investisseurs et aux chercheurs d’élaborer des politiques publiques ciblées, d’identifier les besoins en accompagnement et de soutenir la continuité des activités lors des tr…
À suivre
Évolution des méthodologies de suivi des entreprises familiales dans les prochaines enquêtes.
Mise en place éventuelle de programmes d’appui à la transmission au niveau national.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas la répartition sectorielle, la taille exacte des entreprises étudiées ni les chiffres chiffrés du poids économique, limitant ainsi l’analyse détaillée du secteur.