Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a reçu à Rabat, le vendredi, Tiemoko Traoré, ministre malien chargé de l’Énergie et de l’Eau, dans le cadre d’une réunion dédiée au renforcement de la coopération bilatérale sur les enjeux hydriques, selon le compte‑rendu de La Vie Éco.
Au cours de cet entretien, les deux responsables ont identifié plusieurs axes d’intérêt commun, dont la formation des cadres maliens au sein des instituts marocains, afin de transférer les compétences techniques acquises par le Maroc dans le domaine de la gestion de l’eau.
Un autre point abordé a concerné l’accompagnement du Mali dans le secteur de la météorologie, incluant le soutien à son processus d’adhésion à l’Organisation météorologique mondiale, ce qui devrait renforcer la capacité du pays à anticiper les phénomènes climatiques.
Baraka a ensuite présenté les principaux piliers de la politique nationale de l’eau, mise en œuvre conformément aux Hautes Orientations Royales, en détaillant le Programme national des barrages, le développement des « autoroutes de l’eau » et la mobilisation de ressources hydriques non conventionnelles telles que le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.
Il a souligné que ces grands chantiers structurants visent à sécuriser l’approvisionnement en eau du pays et à répondre aux défis posés par le changement climatique, tout en offrant un modèle que le Mali pourrait adapter à son propre contexte hydrique.
Baraka a indiqué que la rencontre constituait une occasion d’échanger des points de vue et de travailler à la conclusion d’un accord de coopération avec le Mali, destiné à accompagner le nouveau plan de l’eau du pays voisin grâce à un appui technique et à une expertise en gouvernance de l’eau.
De son côté, Tiemoko Traoré a salué la qualité de l’expertise marocaine dans le domaine de la gestion de l’eau, exprimant la volonté du Mali de bénéficier de ce savoir-faire pour renforcer sa résilience face aux variations climatiques et aux pressions sur ses ressources hydriques.
Les discussions ont également évoqué les perspectives de coopération autour des programmes d’ensemencement artificiel des nuages, une technique qui pourrait compléter les stratégies de gestion de l’eau dans les deux pays, bien que les modalités précises restent à définir.
Contexte
Le Maroc, fort de plusieurs décennies d’investissements dans les infrastructures hydrauliques, a développé une expertise reconnue dans la construction de barrages, le dessalement et la réutilisation des eaux usées, ce qui le place comme partenaire potentiel pour les pays de la sous‑région confrontés à la raréfaction des ressources en eau.
Pourquoi c’est important
Cette coopération pourrait permettre au Mali d’accélérer la mise en œuvre de son plan national de l’eau, tout en renforçant la capacité régionale à gérer les impacts du changement climatique sur les ressources hydriques.
À suivre
La signature éventuelle d’un accord de coopération entre le Maroc et le Mali.
Le lancement de programmes de formation pour les cadres maliens dans les instituts marocains.
Le suivi des projets d’ensemencement artificiel des nuages et leur impact sur les ressources en eau.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les dates exactes de mise en œuvre des projets évoqués, ni les montants financiers alloués, ni les modalités détaillées de l’accord de coopération envisagé.