Le 21 mai 2024, Agadir a accueilli la sixième Morocco Tomato Conference, rassemblant producteurs, exportateurs et experts du secteur. L’événement a servi de cadre pour analyser les évolutions récentes de la filière tomate marocaine, notamment la transition d’une simple logique de volume vers une stratégie axée sur la compétitivité et la résilience.
Parmi les participants, les représentants du Souss‑Massa ont rappelé le rôle central de la région dans la production sous serre, soulignant que la majorité des exportations provient de cette zone. Ils ont détaillé les investissements réalisés pour développer des variétés premium, notamment les tomates cerises et mini‑prunes, qui dominent aujourd’hui près de 59 % des volumes exportés.
Les données présentées lors de la conférence indiquent que les exportations marocaines ont atteint 745 000 tonnes au cours de la campagne 2024‑2025, marquant une hausse de 80 % sur la dernière décennie. Cette progression place le Maroc en troisième position sur le marché européen, derrière l’Espagne et les Pays‑Bas, confirmant la consolidation de sa part de marché.
Les intervenants ont souligné que la dynamique actuelle ne repose plus uniquement sur l’accroissement des volumes, mais sur la montée en gamme des produits. La transformation du modèle exportateur vise à privilégier les variétés à plus forte valeur ajoutée, répondant ainsi aux exigences de qualité et de différenciation du marché européen.
Le contexte international a été décrit comme particulièrement instable : les grands bassins de production connaissent des aléas climatiques, une hausse persistante des coûts énergétiques, des pressions phytosanitaires accrues et des perturbations logistiques. Ces facteurs ont affecté les campagnes européennes 2025‑2026, augmentant la volatilité des volumes et des prix.
Face à ces incertitudes, les acteurs marocains insistent sur la nécessité de renforcer la résilience de la filière. Les stratégies évoquées incluent l’optimisation de la consommation d’énergie, l’amélioration des pratiques phytosanitaires et la diversification des marchés afin de limiter les impacts des fluctuations externes.
Les limites de l’information disponible concernent notamment l’absence de données précises sur les investissements financiers engagés, les mesures concrètes prises pour réduire les coûts énergétiques et les résultats des initiatives phytosanitaires. Des suivis ultérieurs seront nécessaires pour évaluer l’efficacité des actions annoncées lors de la conférence.
Contexte
Le secteur de la tomate au Maroc, historiquement orienté vers l’exportation de volumes, évolue dans un environnement mondial où la compétitivité dépend de la capacité à gérer les risques climatiques, énergétiques et logistiques, tout en répondant aux exigences de qualité des marchés européens.
Pourquoi c’est important
Comprendre les ajustements de la filière tomate est essentiel pour anticiper les impacts sur les exportations marocaines, la balance commerciale et la stabilité des revenus des producteurs locaux, dans un contexte où les perturbations mondiales peuvent rapide…
À suivre
L’évolution des investissements dans les technologies de production sous serre au Souss‑Massa.
Les mesures prises pour réduire la dépendance aux coûts énergétiques élevés.
L’impact des pressions phytosanitaires sur la qualité et la quantité des récoltes.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les montants exacts des investissements, les dates précises des actions de résilience ni les résultats quantitatifs des mesures phytosanitaires. Aucun détail n’est fourni sur les stratégies spécifiques adoptées par les exportateurs pour diversifier leurs marchés.