La réunion de Casablanca, qui s'est déroulée le mardi 21 juillet 2026, marque la mise en œuvre opérationnelle du Conseil d’affaires entre le Maroc et le Kazakhstan. Cette première session a été ouverte par Mehdi Tazi, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), et par Alibek Kuantyrov, vice-ministre kazakh des Affaires étrangères. La rencontre a rassemblé divers représentants d'entreprises et d'institutions économiques des deux nations.
Le Conseil d'affaires est structuré autour d'une coprésidence assurée par l'homme d'affaires marocain Driss Benomar et par Murat Karimsakov, président de la Chambre de commerce international du Kazakhstan. Cette instance a été officiellement créée en mai 2025 à Astana, suite à un accord conclu entre les représentants des communautés d'affaires des deux pays, afin de faciliter les relations économiques bilatérales.
L'enjeu principal de cette session est de transformer la progression de 68 % des échanges commerciaux entre le Maroc et le Kazakhstan en achats directs et en investissements concrets. Les participants ont discuté de l'utilisation des ports marocains et des corridors d'Asie centrale pour optimiser les flux et rechercher des circuits d'approvisionnement plus directs entre les deux régions.
Selon les informations de la Chambre de commerce international du Kazakhstan, ce mécanisme est conçu pour être un outil pratique de dialogue direct entre les entreprises. Son champ d'action est prévu pour couvrir l'ensemble du processus économique, depuis l'identification initiale des projets jusqu'à leur déploiement effectif à grande échelle sur les marchés concernés.
Le cadre instauré par cette session vise également à accompagner les projets conjoints et à lever les obstacles administratifs ou commerciaux qui peuvent freiner les entreprises. En établissant ce dialogue permanent, les deux parties cherchent à sécuriser et à fluidifier les relations économiques entre le Maroc et le Kazakhstan.
La rencontre a permis d'identifier plusieurs secteurs prioritaires pour la coopération entre les deux pays, bien que les détails techniques de ces secteurs ne soient pas encore détaillés. L'objectif est de passer d'une simple croissance des échanges à une intégration économique plus profonde via des projets communs.
Les limites actuelles de cette première session résident dans l'absence de détails sur la liste exhaustive des projets identifiés ou sur les modalités précises de déploiement des corridors mentionnés. La suite de l'action du Conseil dépendra de la capacité des entreprises à transformer ces discussions en investissements effectifs.
Il reste à surveiller la mise en œuvre concrète des projets identifiés lors de cette session et l'efficacité du mécanisme de dialogue pour la levée des barrières administratives. L'impact réel de cette structure sur le volume des investissements directs restera un indicateur clé de la réussite de ce Conseil.
Contexte
La création de ce Conseil d'affaires fait suite à un accord signé en mai 2025 à Astana, visant à structurer les relations économiques entre le Maroc et le Kazakhstan.
Pourquoi c’est important
La hausse de 68 % des échanges commerciaux nécessite un cadre institutionnel pour transformer ce volume d'échanges en investissements directs et en projets industriels ou commerciaux concrets.
À suivre
La concrétisation des projets identifiés lors de cette session.
L'évolution du volume des investissements directs entre le Maroc et le Kazakhstan.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas la liste exhaustive des secteurs prioritaires identifiés ni le détail des projets conjoints.