Le programme de modernisation initié par l'ONCF se concentre sur des travaux de génie civil spécifiques. L'objectif principal est la construction et l'extension de passages souterrains ainsi que de nouveaux points d'accès au sein des gares. Ces aménagements visent à améliorer la fluidité et l'accessibilité sur l'axe ferroviaire reliant Kénitra à Marrakech, une zone stratégique du réseau national.
La gestion technique de ce chantier est assurée par la Division des Projets Grande Vitesse de l'ONCF. L'opérateur ferroviaire a lancé un appel d'offres ciblant des entreprises spécialisées dans les structures de génie civil. Les travaux impliquent la réalisation d'ouvrages en béton armé, une tâche complexe compte tenu de la proximité immédiate des voies ferroviaires en exploitation.
L'enveloppe budgétaire globale est estimée à près de 80 millions de dirhams. Ce montant est scindé en deux lots distincts : un premier lot s'élevant à environ 50,2 millions de dirhams et un second lot de 30 millions de dirhams. Cette répartition permet de segmenter les interventions sur l'ensemble du corridor ferroviaire concerné par le projet.
Le périmètre d'intervention couvre 15 gares réparties en deux zones géographiques majeures. La première zone, située entre Mohammedia et Nouaceur, comprend 10 gares : Mohammedia Facultés, Mohammedia Ville, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Mers Sultan, Zenata Industrielle, Sidi Maârouf, Bouskoura et Nouaceur. Cette zone constitue la première partie du déploiement.
La seconde zone du projet est centrée sur le secteur de Marrakech et inclut cinq gares spécifiques. Il s'agit des gares de Benguerir, Ville Verte RER, Sidi Bouatman, Gare Stade Marrakech et Sidi Ghanem. Ces infrastructures recevront également les nouveaux aménagements de passages et d'accès prévus par le programme de l'ONCF.
Pour garantir la continuité du service, l'ONCF a prévu une méthode de construction en deux phases afin de ne pas interrompre la circulation des trains. La première phase consiste à couler un dalot en béton armé sous l'alignement des futures voies. La seconde phase prévoit l'installation de ponts temporaires au-dessus des voies existantes pour permettre la connexion de la structure.
La réalisation de ces ouvrages nécessite l'utilisation d'équipements lourds et de techniques de stabilisation spécifiques. Le chantier mobilisera des grues mobiles, des mini-pelles, ainsi que des palplanches et des parois clouées pour sécuriser les excavations. Les nouvelles structures intégreront également des escaliers et des cages d'ascenseurs en béton armé pour faciliter les déplacements.
Les sources actuelles ne permettent pas de préciser la date exacte de début des travaux ou la durée totale du chantier. Bien que le budget et les gares concernées soient identifiés, le calendrier précis de livraison de chaque lot reste à confirmer par l'opérateur ferroviaire. La réussite du projet repose sur la capacité des entreprises à travailler sans perturber le trafic.
Contexte
Ce programme s'inscrit dans une démarche de modernisation des infrastructures de l'ONCF, visant à optimiser l'accès aux gares sur les axes de transit majeurs du pays.
Pourquoi c’est important
L'investissement de 80 millions de dirhams témoigne de la volonté de l'ONCF de moderniser les points de passage et l'accessibilité des gares sans interrompre le trafic ferroviaire existant.
À suivre
L'attribution des deux lots de travaux aux entreprises spécialisées.
Le respect du calendrier de construction en deux phases pour éviter les interruptions de trafic.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas la date de début des travaux, la durée totale du chantier, ni le nom des entreprises retenues.