Parmi les produits alimentaires, les légumes ont enregistré la plus forte diminution avec un recul de 8,6 %, suivis des poissons et fruits de mer (-3,7 %) et des viandes (-1,9 %). Le lait, fromage et œufs ont également baissé de 1,7 %, tout comme les huiles et graisses (-0,8 %). À l’inverse, les fruits et les boissons (eaux minérales, jus, etc.) ont vu leurs prix augmenter de 0,2 % sur la période.
Côté produits non alimentaires, seuls les carburants (-3,6 %) et la communication (-0,3 %) ont connu une baisse de prix en mai 2026. À l’opposé, le transport affiche la plus forte progression avec une hausse de 8,1 %, reflétant ainsi les tensions persistantes sur les coûts logistiques et énergétiques.
Les disparités régionales sont marquées : Safi enregistre la baisse la plus forte de l’IPC (-2,1 %), suivie de Beni-Mellal (-1,3 %) et de Casablanca, Tanger et Al-Hoceima (-1,2 %). À l’inverse, Marrakech (-0,4 %) et Oujda (-0,2 %) affichent les reculs les moins prononcés.
Sur un an, l’IPC a progressé de 1,2 % en mai 2026, une inflation modérée tirée par la hausse de 2,6 % des produits non alimentaires. En revanche, les produits alimentaires ont reculé de 0,7 % sur la même période, limitant ainsi la pression globale sur les prix.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, a augmenté de 0,3 % en mai 2026 par rapport à avril. Cette mesure permet d’observer la tendance structurelle des prix, en neutralisant les effets des chocs temporaires.
Les données du HCP montrent que les variations mensuelles de l’IPC sont principalement portées par les produits alimentaires, dont les prix fluctuent en fonction des saisons et des conditions climatiques. Cette volatilité rend difficile une lecture linéaire de l’inflation à court terme.
Les carburants, dont le prix a baissé de 3,6 % en mai, jouent un rôle clé dans la dynamique des produits non alimentaires. Leur évolution dépend largement des cours internationaux du pétrole, qui restent un facteur d’incertitude pour les ménages et les entreprises.
Les écarts régionaux observés dans la baisse de l’IPC suggèrent des dynamiques locales distinctes, liées à des spécificités agricoles, logistiques ou commerciales. Ces disparités méritent une analyse plus fine pour comprendre les pressions différenciées sur le pouvoir d’achat.
La hausse de 8,1 % du transport dans l’IPC annuel reflète les coûts croissants des déplacements et de la logistique, un poste qui pèse de plus en plus dans le budget des ménages. Cette tendance pourrait se poursuivre si les tensions sur les prix de l’énergie persistent.
Enfin, la stagnation des produits non alimentaires en mai 2026 contraste avec leur progression annuelle de 2,6 %. Cette divergence souligne la nécessité de distinguer les effets conjoncturels des tendances de fond dans l’analyse de l’inflation.
Contexte
L’IPC est l’indicateur de référence pour mesurer l’évolution des prix à la consommation au Maroc. Il sert de base à l’indexation des salaires, des pensions et des contrats, tout en influençant les décisions de politique monétaire. Les variations mensuelles et annuelles de l’IPC reflètent à la fois des facteurs internes, comme la production agricole, et des chocs externes, notamment les prix de l’énergie.
Pourquoi c’est important
La baisse mensuelle de l’IPC en mai 2026, combinée à une inflation annuelle modérée, offre un soulagement temporaire pour les ménages, dont le pouvoir d’achat reste sensible aux fluctuations des prix alimentaires. Cependant, la hausse structurelle du transpor…
À suivre
L’évolution des prix des carburants et leur impact sur les produits non alimentaires, notamment le transport.
Les variations saisonnières des produits alimentaires, en particulier les légumes et les viandes, qui pourraient influencer l’IPC dans les mois à venir.
La dynamique de l’inflation sous-jacente, dont la hausse de 0,3 % en mai 2026 pourrait indiquer une tendance de fond plus durable.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les données publiées par le HCP et reprises par La Vie Éco ne précisent pas les raisons exactes des variations régionales de l’IPC, ni les mécanismes sous-jacents à la hausse du transport. De plus, l’inflation sous-jacente est présentée comme une estimation sans détail sur sa méthodologie ou ses composantes exactes.