Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a annoncé que le taux de réalisation de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra‑Marrakech s’élève à 30 %. Cette information fait suite à une série de points d’avancement présentés par l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), qui pilote le programme ferroviaire national.
Le ministre a rappelé que le programme ferroviaire global représente un investissement de 96 milliards de dirhams, dont 53 milliards sont affectés à la construction de la nouvelle LGV de 430 km entre Kénitra et Marrakech. Cette enveloppe financière couvre les travaux d’infrastructure, les équipements et les services associés, conformément aux prévisions budgétaires annoncées par le gouvernement.
Parmi les bénéfices attendus, le ministre a souligné une réduction significative des temps de trajet. Le trajet Tanger‑Marrakech, actuellement d’environ 6h30, devrait être raccourci à 3h30 une fois la ligne opérationnelle, tandis que le corridor Rabat‑Tanger passerait à une heure. D’autres liaisons, comme Rabat‑aéroport Mohammed V (35 minutes) et Casablanca‑Marrakech (55 minutes), seraient également accélérées.
En parallèle, les études de la deuxième phase, qui prévoit d’étendre la ligne jusqu’à Agadir, sont désormais finalisées. Cette phase, estimée à 55 milliards de dirhams, implique la construction de nombreux ponts et tunnels dans le Haut Atlas, selon les précisions du ministre. Aucun calendrier de mise en œuvre n’a été communiqué dans les déclarations publiques.
Le ministre a également évoqué le développement du réseau de proximité de type RER, dont le taux d’avancement atteint également 30 %. Sur l’axe Rabat‑Kénitra‑Skhirate, un train toutes les dix minutes est prévu pour désengorger le trafic urbain. L’ONCF prévoit l’acquisition de nouvelles voitures pour plus de 160 trains Atlas et la création d’une usine à Benguérir dédiée à la maintenance et à la fabrication de locomotives, avec un taux d’intégration locale de 62 %. Enfin, le taux de ponctualité des trains dépasse désormais 87 %.
Contexte
Le projet de LGV s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation du réseau ferroviaire, visant à améliorer la connectivité entre les principales villes du pays et à soutenir la mobilité des usagers.
Pourquoi c’est important
Un avancement de 30 % indique que les travaux avancent conformément aux objectifs annoncés, ce qui pourrait renforcer la compétitivité du transport ferroviaire marocain et offrir des gains de temps substantiels aux voyageurs.
À suivre
Le calendrier détaillé de la mise en service de la LGV Kénitra‑Marrakech.
L’avancement des travaux de la phase Marrakech‑Agadir, notamment la construction des ponts et tunnels du Haut Atlas.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas de dates de mise en service, ni les modalités de financement détaillées au-delà du montant global. Aucun indicateur de progression chiffré pour les travaux de la phase Marrakech‑Agadir n’est fourni.