Lors d’une rencontre récente avec la presse, les représentants du secteur de la minoterie ont réaffirmé leur engagement à collecter le blé tendre national, conformément au dispositif mis en place par l’État pour la campagne 2026, et ont fixé un objectif compris entre 15 et 20 millions de quintaux pour les deux mois de juin et juillet.
Les minotiers ont précisé que 80 % de ce volume devait être rassemblé avant le 15 juillet, ce qui, selon eux, placerait la collecte proche du record historique jamais atteint auparavant dans le pays, soulignant ainsi l’importance de la production locale pour l’équilibre du marché.
Le texte indique que la reprise des importations, prévue au début du mois d’août, ne sera pas automatique ; elle dépendra de l’évolution de la collecte de la récolte nationale et sera examinée par des commissions dédiées qui suivront de près les chiffres de collecte.
Les acteurs du secteur ont rappelé que les 2,3 millions de quintaux importés entre janvier et mai 2026 correspondaient aux besoins de la minoterie sur cette période, précisant qu’il ne s’agissait pas d’une importation massive mais d’un complément ponctuel à la production nationale.
Concernant la qualité du blé national, les minotiers ont indiqué que, bien que la récolte de 2026 soit jugée de bonne qualité, le grain doit être stabilisé dans les silos avant d’être broyé, et parfois mélangé à d’autres origines pour atteindre les niveaux de protéines requis par certains usages industriels.
Les représentants ont souligné que la collecte du blé national était encadrée par l’État, qui a fixé les objectifs de volume, et que le respect de ces objectifs conditionne la décision de reprendre ou non les importations au mois d’août, ce qui place la collecte au cœur de la stratégie d’approvisionnement.
Le communiqué précise que le dispositif de collecte repose sur un suivi étroit par les autorités, avec des commissions qui analyseront les quantités effectivement rassemblées avant de statuer sur la nécessité d’importer davantage de blé pour combler d’éventuels déficits.
En cas de collecte inférieure aux objectifs, les minotiers ont indiqué que des mesures de stabilisation, incluant éventuellement des importations supplémentaires, pourraient être envisagées, bien que cela reste soumis à l’évaluation des commissions compétentes.
Les acteurs du secteur ont également mentionné que le blé national, une fois stocké, peut être mélangé à des céréales d’autres origines afin de répondre aux exigences de teneur en protéines pour certains produits, ce qui montre la flexibilité du système d’approvisionnement face aux variations de qualité.
Enfin, les minotiers ont rappelé que le succès de la collecte dépendra de la coopération des agriculteurs, du bon fonctionnement des silos et de la capacité logistique à acheminer le grain depuis les zones de production jusqu’aux sites de stockage avant la date butoir du 15 juillet.
Contexte
Le secteur de la minoterie au Maroc opère dans un cadre réglementé où l’État fixe des objectifs de collecte afin d’assurer la sécurité alimentaire et de limiter la dépendance aux importations, un contexte qui a conduit les acteurs à publier leurs engagements pour la campagne 2026.
Pourquoi c’est important
La capacité à atteindre le volume de collecte annoncé influencera directement la décision de reprendre les importations de blé en août, impactant ainsi les prix du pain et la stabilité du marché céréaliers pour les consommateurs marocains.
À suivre
L’évolution des chiffres de collecte publiés par les commissions avant le 15 juillet 2026.
La décision officielle de reprise ou non des importations de blé au début du mois d’août, qui dépendra des résultats de la collecte.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les modalités exactes de suivi par les commissions, ni les critères précis qui déclencheront la reprise des importations, et ne donnent pas de détail sur les capacités de stockage ou les éventuels ajustements logistiques au-delà des engagements de volume.