Le 23 juillet, le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a publié un avis au Federal Register annonçant que, à compter du 24 juillet, un droit de douane de 12,5 % sera appliqué aux importations en provenance du Maroc. Cette mesure intervient après une enquête menée dans le cadre de la section 301, qui a examiné le régime d’importation marocain et l’efficacité de ses interdictions contre le travail forcé.
L’USTR a précisé que la décision est «fondée sur les conclusions de l’enquête concernant le Maroc, en tenant compte des commentaires publics, des témoignages et de l’avis du comité de la section 301, ainsi que de celui des comités consultatifs, et conformément aux instructions spécifiques du président». Le texte souligne que le droit de douane et la liste des produits exemptés visent à éliminer les actes, politiques et pratiques jugés passibles de mesures.
Le Maroc figure parmi les 54 économies classées dans la catégorie tarifaire la plus élevée, aux côtés de pays comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Brésil, l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, la Turquie, Israël, l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Singapour. Ces pays sont soumis à un tarif de 12,5 % lorsqu’ils ne disposent pas d’un régime d’interdiction du travail forcé.
Les États‑Unis appliquent également un droit de 10 % aux pays qui interdisent déjà les importations issues du travail forcé, qui se sont engagés à adopter de telles mesures dans le cadre d’un accord sur le commerce réciproque (ART), ou qui disposent d’un régime partiel. Cette distinction est mentionnée dans l’avis publié par l’USTR.
Les nouveaux droits s’appliquent aux 60 principaux partenaires commerciaux des États‑Unis, représentant 99,4 % des importations américaines. L’USTR a indiqué que la mesure vise à protéger les travailleurs et à garantir l’équité commerciale.
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré que la décision «est conforme aux instructions spécifiques du président» et qu’elle est «appropriée pour obtenir l’élimination des actes, politiques et pratiques jugés passibles de mesures dans le cadre de l’enquête».
Cette mesure est la première étape d’une série de mesures prévues par l’USTR pour répondre aux conclusions de l’enquête. Les États‑Unis ont indiqué qu’elles surveilleront l’impact de la mesure et envisageront d’autres actions si nécessaire.
Les entreprises marocaines exportant vers les États‑Unis devront désormais prendre en compte ce tarif supplémentaire de 12,5 % dans leurs calculs de coûts et de compétitivité. Les autorités marocaines devront également clarifier les mesures prises pour répondre aux exigences américaines et éviter d’éventuelles sanctions supplémentaires.
Contexte
La décision s’inscrit dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974, qui permet aux États‑Unis d’imposer des droits de douane sur les importations provenant de pays ne respectant pas les normes internationales relatives au travail forcé.
Pourquoi c’est important
Cette mesure peut influencer les flux commerciaux entre le Maroc et les États‑Unis, affectant les exportateurs marocains et la compétitivité des produits sur le marché américain.
À suivre
Réactions officielles du gouvernement marocain aux droits de douane imposés.
Évolution des volumes d’exportation du Maroc vers les États‑Unis après l’application du tarif.
Possibles mesures de contre‑action ou de négociation entre les deux pays.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les produits spécifiques exemptés, les mécanismes de mise en œuvre détaillés ni les réponses officielles du Maroc.