Le chantier du Grand Stade Hassan II, situé dans la province de Benslimane, se transforme rapidement en un vaste ensemble de structures en béton et d’équipements modernes, reflétant l’ambition du Maroc d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Le quotidien espagnol AS, premier média étranger à pénétrer le site, a pu constater l’ampleur du projet, qui s’inscrit dans un paysage auparavant dominé par l’agriculture et les espaces ouverts.
Le stade, prévu pour 115 000 places, a déjà atteint un taux d’avancement de 40 % selon les responsables du chantier. Cette progression repose sur la mobilisation de 5 000 ouvriers, un effectif qui devrait doubler lors de la phase de pointe afin de respecter le calendrier de livraison fixé à décembre 2027. Les travaux comprennent le terrassement, la construction du gros œuvre, la mise en place de la couverture et de la façade, ainsi que l’intégration de systèmes technologiques avancés.
Le premier lot, dédié au terrassement, a été confié à la Société Générale de Travaux de la Météorologie (SGTM) pour un montant de 356 millions de dirhams. Ce chantier, lancé en août 2024, a permis de préparer le terrain et d’implanter les fondations nécessaires, avant de s’achever aux alentours de mai 2025. Cette étape a été cruciale pour garantir la stabilité du futur édifice et préparer les travaux de construction lourde.
Le deuxième lot, d’une valeur de 3,4 milliards de dirhams, couvre la construction et le gros œuvre. Il est piloté par le groupement SGTM‑TGCC et comprend la réalisation de la structure porteuse, l’étanchéité et la charpente. Cette phase assure la solidité du stade et prépare l’installation des équipements techniques qui seront intégrés ultérieurement, notamment les systèmes de sécurité et de gestion des flux de spectateurs.
Le troisième lot, attribué au même groupement SGTM‑TGCC pour 3,7 milliards de dirhams, porte sur la couverture et la façade du stade. La conception prévoit une membrane inspirée de la tente du moussem marocain, offrant une identité visuelle distincte tout en répondant aux exigences d’isolation thermique et acoustique. Cette enveloppe extérieure doit également contribuer à la performance énergétique du bâtiment.
Le quatrième lot, récemment attribué au groupement Construction Management Services‑EM Energie pour 2,25 milliards de dirhams, se concentre sur les systèmes technologiques du stade. Il inclut la mise en place d’infrastructures numériques, de solutions de billetterie, de diffusion audiovisuelle et de gestion des installations sportives, visant à faire du Grand Stade Hassan II un modèle de technologie appliquée au sport.
Le quotidien AS a souligné l’importance de la coordination entre les différents groupements et la visibilité offerte par la présence d’un média international. Cette observation permet de documenter les pratiques de construction à grande échelle au Maroc et de vérifier la conformité des travaux avec les standards annoncés, tout en offrant une perspective extérieure sur le déroulement du chantier.
Malgré l’avancement notable, les sources ne précisent pas le coût total du projet, les modalités de financement, ni les éventuels ajustements de planning au-delà de la date de livraison annoncée. De même, aucune information n’est fournie sur les critères de sélection des entreprises, les garanties de qualité ou les mesures environnementales spécifiques mises en œuvre.
Contexte
Le Grand Stade Hassan II s’inscrit dans une série d’investissements d’infrastructures sportives au Maroc, visant à renforcer la capacité d’accueil du pays pour des événements internationaux, tout en stimulant le développement économique de la région de Benslimane.
Pourquoi c’est important
La présence d’un média étranger sur le chantier offre une visibilité internationale au projet, permettant de suivre de près les avancées techniques et organisationnelles d’un des plus grands stades de football au monde, et de vérifier la transparence des proc…
À suivre
L’évolution du nombre d’ouvriers mobilisés et le respect du calendrier de livraison en décembre 2027.
L’avancement des lots technologiques et leur intégration dans le stade final.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne donnent pas de détails sur le budget global du stade, les modalités de financement, les critères de sélection des entreprises, ni les impacts environnementaux ou sociaux du projet. Aucun renseignement n’est fourni sur les éventuels retards ou ajustements de planning après la date de livraison annoncée.