Le document de 91 pages, publié le 8 juillet 2026, analyse les travaux engagés pour préparer les futures exportations marocaines d’hydrogène et d’électricité renouvelable. Il consacre trois pages au Maroc, où il décrit deux projets majeurs : la mise en place d’un corridor d’hydrogène et l’élaboration d’une feuille de route pour l’électricité verte avec plusieurs partenaires européens.
Le corridor d’hydrogène, présenté comme un axe stratégique, relie la production marocaine aux consommateurs européens via les Pays‑Bas et l’Allemagne. Le rapport rappelle une rencontre trilatérale du 22 mai 2025 à Rotterdam, organisée en marge du World Hydrogen Summit, où les représentants des trois pays ont étudié l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution, afin de définir les exigences techniques et logistiques du corridor.
Parallèlement, le rapport évoque la création d’une feuille de route à cinq pays pour l’électricité renouvelable. Cette initiative vise à harmoniser les garanties d’origine, à développer les interconnexions transfrontalières et à établir les cadres réglementaires nécessaires au commerce transfrontalier d’électricité verte, bien que les modalités précises restent à finaliser.
Le Partenariat énergétique maroco‑allemand (PAREMA), instauré en juillet 2012, est cité comme un levier de visibilité pour la politique énergétique allemande au Maroc. Le rapport souligne que ce partenariat a renforcé la présence stratégique allemande dans le secteur des vecteurs énergétiques verts, tout en soutenant la décarbonation de l’économie marocaine.
Le texte indique que la coopération bilatérale poursuit deux objectifs principaux : sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Allemagne et ouvrir des débouchés pour les entreprises allemandes sur les futurs marchés de l’hydrogène et des énergies renouvelables marocains. Aucun chiffre d’investissement ou de capacité n’est fourni, le rapport se concentrant sur les étapes de préparation et les exigences réglementaires.
Les garanties d’origine, essentielles pour certifier la provenance verte de l’énergie, ainsi que les interconnexions physiques, sont identifiées comme des points critiques à régler avant le lancement des premiers flux. Le rapport précise que ces éléments restent à définir, soulignant la nécessité d’accords bilatéraux et de cadres juridiques communs.
En conclusion, le rapport allemand met en avant la volonté des deux pays de structurer les échanges d’énergie verte, tout en rappelant que les étapes réglementaires et techniques sont encore en cours de négociation. Le document ne mentionne pas de date précise pour le démarrage des exportations, indiquant que les premiers flux dépendront de la finalisation des garanties d’origine et des interconnexions.
Les limites du rapport sont claires : il ne fournit pas de données chiffrées sur les volumes d’hydrogène ou d’électricité envisagés, ni sur les investissements publics ou privés nécessaires. De plus, aucune information n’est donnée sur les éventuels obstacles environnementaux ou les réactions des acteurs locaux au Maroc.
Contexte
Le Maroc, riche en ressources solaires et éoliennes, a depuis plusieurs années développé des projets d’énergie renouvelable. Dans ce contexte, les autorités allemandes et marocaines cherchent à structurer des échanges transfrontaliers afin de répondre aux besoins européens de décarbonation.
Pourquoi c’est important
La mise en place de corridors d’hydrogène et de cadres réglementaires pour l’électricité verte pourrait renforcer la sécurité énergétique de l’Europe tout en offrant au Maroc un marché d’exportation pour ses capacités renouvelables, contribuant ainsi à la tra…
À suivre
L’avancement des négociations sur les garanties d’origine et les interconnexions transfrontalières.
Les éventuelles décisions d’investissement public ou privé liées aux infrastructures du corridor d’hydrogène.
Ce que les sources ne disent pas encore
Le rapport ne précise pas les volumes d’énergie envisagés, les montants d’investissement, les dates de mise en service ni les impacts environnementaux spécifiques. Aucun détail n’est fourni sur les acteurs privés impliqués ou sur les procédures d’obtention des garanties d’origine.