Cette performance place le Maroc devant l’Égypte, qui a enregistré 1,9 milliard de dollars d’exportations turques, et la Libye avec 1,3 milliard. La hausse des exportations turques vers le Maroc atteint 19,1 % par rapport au premier semestre 2025, un rythme inférieur à celui de l’Égypte (+394,4 millions de dollars) mais supérieur à celui du Nigeria (+151 millions).
Osman Aksoy, président du Conseil d’affaires Turquie-Afrique au DEIK, a évoqué dans une interview à Anadolu la stabilité des politiques économiques marocaines et les réformes favorables aux investissements comme facteurs clés de cette progression. Il a également souligné le rôle du Maroc en tant que hub de production et de distribution vers l’Afrique de l’Ouest et l’Europe, notamment grâce au port de Tanger Med et aux projets d’énergies renouvelables.
Les perspectives pour les entreprises turques dans les secteurs de la construction, des matériaux de bâtiment et des services pourraient s’élargir avec les projets d’infrastructures liés à l’organisation de la Coupe du monde de football 2030. Ces projets sont cités comme une opportunité supplémentaire pour renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.
En 2025, les échanges commerciaux bilatéraux ont pour la première fois dépassé la barre des 5 milliards de dollars, marquant une étape notable dans les relations économiques entre Rabat et Ankara. Cette croissance intervient près de deux décennies après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange signé en 2004 et appliqué depuis 2006.
Malgré cette dynamique, le Maroc conserve un déficit commercial avec la Turquie. Les deux pays ont convenu l’an dernier de mesures pour stimuler les exportations marocaines et réduire cet écart, sans que les détails de ces mesures n’aient été précisés dans les sources disponibles.
Les données publiées par le TIM et les déclarations d’Osman Aksoy ne précisent pas la répartition sectorielle des exportations turques vers le Maroc ni les produits concernés par la hausse de 19,1 %. Les informations sur les mesures correctives du déficit commercial restent également limitées dans les sources consultées.
Contexte
L’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie, signé en 2004 et entré en vigueur en 2006, a structuré les échanges commerciaux entre les deux pays. Depuis, les volumes d’échanges ont régulièrement augmenté, avec une accélération notable ces dernières années, notamment en 2025 où le seuil des 5 milliards de dollars a été franchi.
Pourquoi c’est important
La position du Maroc comme premier client africain de la Turquie reflète sa capacité à attirer des flux commerciaux malgré un contexte régional marqué par des instabilités. Cette dynamique pourrait renforcer le rôle du pays en tant que plateforme logistique e…
À suivre
L’évolution des mesures convenues entre les deux pays pour réduire le déficit commercial marocain.
La répartition sectorielle des exportations turques vers le Maroc et son impact sur les industries locales.
Les opportunités générées par les projets d’infrastructures liés à la Coupe du monde 2030 pour les entreprises turques.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent ni la répartition sectorielle des exportations turques vers le Maroc, ni les détails des mesures convenues pour réduire le déficit commercial. Aucune donnée n’est disponible sur les produits concernés par la hausse de 19,1 %. Les déclarations d’Osman Aksoy ne sont pas accompagnées de chiffres ou de précisions supplémentaires.