Lors d’une soirée du lundi à Paris, l’Institut du Monde Arabe a présenté officiellement sa saison culturelle 2026‑2027, en insistant sur le thème de la jeunesse. La présidente de l’institution, Anne‑Claire Legendre, a introduit une programmation qu’elle décrit comme « pluridisciplinaire à l’image de la diversité du monde arabe », soulignant la place accordée au Maroc dans ce panorama culturel.
Le fil conducteur de la saison repose sur la langue arabe, qui relie les trois grands axes définis par l’IMA : « héritages et circulations », « les nouvelles scènes » et « la fabrique des savoirs ». Chaque axe regroupe des projets qui, selon Legendre, illustrent la richesse du patrimoine et la vitalité des créations contemporaines, notamment celles issues du Maroc.
Parmi les temps forts annoncés, l’exposition « Vive la Mariée ! » occupe une place centrale. Consacrée au mariage dans le monde arabe, elle ouvrira la rentrée culturelle d’automne le 28 septembre. L’exposition, présentée comme emblématique, vise à « montrer toute la richesse des patrimoines, des héritages », selon les propos tenus lors de la conférence de presse.
Outre les expositions, la saison prévoit plusieurs festivals qui mettront en scène des artistes marocains. Legendre a indiqué que ces manifestations refléteront la « dynamique de la scène culturelle marocaine », en mobilisant à la fois des créateurs établis et des jeunes talents, afin de créer un dialogue entre tradition et innovation.
Des partenariats institutionnels avec le Royaume du Maroc sont également annoncés. La présidente a précisé que ces collaborations s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat plus large entre l’IMA et des entités marocaines, sans toutefois détailler les structures impliquées, mais en insistant sur la volonté de renforcer les liens culturels entre les deux pays.
Le programme inclut également des projets dédiés à la pensée intellectuelle marocaine. Legendre a mentionné la présence d’intellectuels et de chercheurs marocains, dont les interventions seront intégrées aux conférences et tables‑rondes prévues tout au long de la saison, afin de favoriser les échanges de connaissances et la création de nouveaux savoirs.
L’accent mis sur la jeunesse se traduit par la sélection d’œuvres et d’initiatives portées par de jeunes créateurs marocains. Cette orientation vise à offrir une visibilité accrue à une génération émergente, tout en enrichissant le débat culturel au sein de l’institution parisienne.
Le choix de la langue arabe comme fil conducteur souligne le rôle de l’IMA comme vecteur de rayonnement de la deuxième langue la plus parlée en France. Cette dimension linguistique est présentée comme un moyen de renforcer la compréhension interculturelle et de valoriser les expressions artistiques issues du monde arabe, dont le Maroc constitue une part importante.
Enfin, la programmation prévoit une série d’activités complémentaires, telles que des ateliers, des résidences d’artistes et des rencontres entre publics français et marocains. Ces initiatives visent à créer des espaces d’échange concrets, en s’appuyant sur les ressources patrimoniales et créatives du Maroc pour enrichir le paysage culturel parisien.
Contexte
L’Institut du Monde Arabe, créé en 1980, a pour mission de promouvoir la culture et la langue arabes en France. Chaque année, il organise une saison culturelle qui rassemble expositions, spectacles, conférences et ateliers, reflétant la diversité du monde arabe et ses évolutions contemporaines.
Pourquoi c’est important
Cette mise en avant du Maroc au sein d’une institution parisienne de référence souligne l’importance croissante de la culture marocaine dans le dialogue franco‑arabe, tout en offrant aux artistes et intellectuels marocains une plateforme internationale pour p…
À suivre
Le déroulement et la réception de l’exposition « Vive la Mariée ! » à partir du 28 septembre.
Les retombées médiatiques et publiques des festivals marocains programmés au cours de la saison.
L’évolution des partenariats entre l’IMA et les institutions culturelles marocaines au fil de la saison.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les noms des institutions marocaines partenaires, les budgets alloués aux projets, ni les dates exactes des festivals au-delà de l’ouverture de l’exposition le 28 septembre. Aucun détail n’est fourni sur le contenu des ateliers ou des résidences d’artistes.