La première session de ce nouveau Conseil d’Affaires s'est déroulée à Casablanca sous la présidence de Mehdi Tazi, Président de la CGEM. Cette rencontre a rassemblé une délégation composée d'institutionnels ainsi que de chefs d'entreprise marocains et kazakhs. L'objectif affiché par cette instance est d'offrir un cadre structuré aux entreprises des deux nations afin de développer les opportunités d'investissement et de partenariat économique.
La présidence de ce Conseil d’Affaires a été officiellement confiée à Mohamed Bennis. Dans l'exercice de ses fonctions, il aura la mission d'animer cette plateforme de dialogue entre les opérateurs économiques. Son rôle consistera notamment à identifier les secteurs présentant le plus fort potentiel de coopération entre le Maroc et le Kazakhstan pour faciliter les échanges d'informations.
Sur le plan des chiffres, les échanges commerciaux entre le Maroc et le Kazakhstan ont enregistré une progression de 68 % depuis l'année 2021. Ces flux commerciaux dépassent désormais le seuil des 460 millions de dollars. Cette croissance témoigne d'un potentiel de coopération qui, selon les déclarations institutionnelles, demeure encore largement sous-exploité entre les deux économies.
Le Conseil d'Affaires servira de relais pour promouvoir les investissements croisés et encourager l'organisation de missions économiques. La structure vise à faciliter les contacts directs entre les milieux d'affaires. Elle doit permettre de soutenir la prospection de nouveaux marchés en exploitant la complémentarité des deux économies, notamment dans des domaines tels que l'énergie ou la logistique.
Le Kazakhstan, en tant que première économie d'Asie centrale, est identifié comme un partenaire doté de ressources naturelles et d'une ambition de diversification économique. De son côté, le Maroc cherche à consolider son rôle de hub économique reliant l'Afrique, l'Europe et le Moyen-Orient. Cette dynamique vise à construire un véritable corridor économique entre ces deux régions.
Parmi les secteurs identifiés pour une coopération accrue figurent l'agriculture, les engrais, les infrastructures et la logistique. Le numérique et l'intelligence artificielle ont également été mentionnés comme des domaines de complémentarité. La structure devrait ainsi contribuer à l'identification de projets communs dans ces secteurs techniques et administratifs spécifiques.
La présence de S.E. M. Alibek Kuantyrov, Vice-ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan, souligne l'implication institutionnelle de l'État kazakh dans ce processus. Ce dernier a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer les liens économiques avec le Maroc, saluant la mise en place de ce cadre de dialogue permanent.
Bien que le lancement de cette instance soit acté, la mise en œuvre concrète des projets identifiés dépendra de la capacité des entreprises à utiliser ce nouveau canal d'information. La pérennité de ce Conseil d'Affaires reposera sur sa capacité à transformer les opportunités de prospection en partenariats économiques effectifs et durables.
Contexte
Le Kazakhstan occupe une position géographique stratégique en Asie centrale, tandis que le Maroc se positionne comme une plateforme d'accès vers les marchés africains et européens.
Pourquoi c’est important
La création de ce conseil institutionnalise une relation commerciale en forte croissance, passant de simples échanges sporadiques à un cadre de dialogue permanent entre les milieux d'affaires.
À suivre
La mise en œuvre des premières missions économiques entre les deux pays.
L'évolution du volume des échanges commerciaux au-delà des 460 millions de dollars.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas le montant exact des investissements prévus ni la liste exhaustive des entreprises participantes à la première réunion.