L’IPC marocain a progressé de 0,4 % entre mars et avril 2026, portant l’inflation annuelle à 1,7 % selon les données du Haut‑Commissariat au Plan. Cette hausse mensuelle résulte d’une combinaison d’une légère augmentation des biens non alimentaires (+1,2 %) et d’une baisse des produits alimentaires (‑0,6 %). Le tableau global montre que la pression inflationniste reste modérée, mais que certains postes affichent des variations importantes.
Dans le détail, les produits alimentaires ont enregistré une baisse annuelle de 0,6 %, portée notamment par des diminutions de 11,1 % pour les poissons et fruits de mer, de 3,2 % pour le lait, le fromage et les œufs, et de 1,8 % pour les légumes. En revanche, les fruits ont connu une hausse de 4,7 % et les viandes de 1,6 %, ce qui a limité la baisse globale du panier alimentaire.
Les biens non alimentaires ont, quant à eux, progressé de 2,5 % sur un an. Le poste « Transport » se démarque avec une hausse de 8,4 % en glissement annuel, reflétant l’impact des augmentations de prix du carburant. Le segment « Communication » est le seul à afficher une légère baisse de 0,3 %, contrastant avec la dynamique ascendante des autres catégories.
Le facteur le plus marquant de la hausse mensuelle réside dans les carburants, dont les prix ont grimpé de 21,8 % entre mars et avril 2026. Cette hausse a largement contribué à la progression de l’IPC et à la hausse des biens non alimentaires, soulignant la sensibilité de l’inflation aux variations des coûts énergétiques.
Sur le plan géographique, les hausses mensuelles les plus importantes ont été observées à Laâyoune (+1,6 %), Tétouan et Al‑Hoceïma (+0,9 % chacune) et Casablanca (+0,8 %). À l’inverse, Marrakech et Beni‑Mellal affichent des baisses de 0,4 %, illustrant des disparités régionales dans la dynamique des prix.
Contexte
L’inflation au Maroc est mesurée chaque mois par le Haut‑Commissariat au Plan, qui publie l’IPC comme indicateur principal. Les variations mensuelles et annuelles permettent d’évaluer l’évolution du pouvoir d’achat et d’orienter les politiques économiques.
Pourquoi c’est important
Une inflation annuelle de 1,7 % reste relativement contenue, mais la forte hausse des carburants et du transport peut impacter le coût de la vie, notamment pour les ménages dépendants de la mobilité et de l’énergie.
À suivre
L’évolution des prix du carburant dans les prochains mois.
L’impact des variations de l’IPC sur les décisions de politique monétaire.
Les disparités régionales persistantes dans la dynamique des prix.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les prévisions à moyen terme, les réactions des autorités monétaires ni les effets détaillés sur les différents groupes de revenus.