Le Haut‑Commissariat au Plan (HCP) indique que l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 1,2 % en glissement annuel en mai 2026, soit une hausse modérée comparée aux années précédentes. Cette progression résulte d’une dynamique contrastée entre les biens alimentaires, dont les prix reculent, et les biens non alimentaires, qui affichent une hausse de 2,6 % sur la même période.
Sur le segment alimentaire, la variation annuelle est négative : les prix ont baissé de 0,7 % en un an. Cette tendance est confirmée par la chute mensuelle de 2,1 % des prix alimentaires entre avril et mai, reflétant notamment une forte baisse des légumes de 8,6 % et des poissons et fruits de mer de 3,7 %.
Parallèlement, les produits non alimentaires ont connu une hausse de 2,6 % sur un an, soutenant la progression globale de l’IPC. Parmi ces biens, l’indice du transport se démarque avec une augmentation annuelle de 8,1 %, la plus forte parmi les catégories mesurées, indiquant une persistance de la pression sur les coûts de déplacement.
Le secteur du transport, bien que responsable d’une hausse annuelle importante, a enregistré une légère amélioration à court terme : l’indice du transport a reculé de 1,1 % entre avril et mai 2026, suivant la baisse de 3,6 % des prix des carburants sur le même intervalle. Cette dynamique mensuelle montre que la volatilité des prix du carburant influence directement l’indice du transport.
Les prix des carburants, qui ont diminué de 3,6 % en un mois, constituent le principal facteur de la baisse mensuelle de l’indice du transport. Cette évolution a contribué à la réduction de 0,9 % de l’IPC global entre avril et mai, soulignant l’impact des fluctuations des énergies sur l’inflation globale.
En dehors de l’alimentaire et du transport, d’autres postes non alimentaires affichent une progression modérée. L’indice « restaurants et hôtels » a augmenté de 2,2 % sur un an, tandis que l’indice de l’enseignement a progressé de 2,1 %. Ces hausses restent inférieures à celle du transport, mais participent à la dynamique globale de l’IPC.
Sur les cinq premiers mois de 2026, l’IPC cumulé montre une hausse de 0,5 % par rapport à la même période de 2025, indiquant que le ralentissement observé en mai s’inscrit dans une tendance plus large de modération de l’inflation annuelle, malgré la persistance de certaines pressions sectorielles.
La baisse des prix des légumes, de 8,6 % en un mois, représente le plus fort repli parmi les produits alimentaires, suivie par les poissons et fruits de mer (-3,7 %) et les viandes (-1,9 %). Cette évolution reflète des ajustements de l’offre et de la demande sur les marchés locaux, sans que les sources ne précisent les causes exactes.
Les données disponibles ne permettent pas d’affirmer si les variations observées sont temporaires ou le signe d’une tendance durable, notamment concernant le secteur du transport dont la hausse annuelle reste élevée malgré la baisse mensuelle des carburants.
En résumé, l’inflation marocaine en mai 2026 se caractérise par une progression annuelle contenue à 1,2 %, grâce à la décélération des prix alimentaires, mais le transport continue de peser sur le panier de consommation, avec un indice en hausse de 8,1 % sur un an.
Contexte
Le Maroc suit de près les indicateurs de l’inflation afin d’ajuster sa politique économique ; le HCP publie mensuellement l’IPC, qui sert de référence aux décideurs et aux acteurs économiques.
Pourquoi c’est important
Comprendre la composition de l’inflation permet d’identifier les pressions qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages, notamment la persistance d’une hausse des coûts de transport qui peut freiner la consommation et la mobilité.
À suivre
L’évolution mensuelle des prix du carburant et son impact sur l’indice du transport.
La trajectoire des prix alimentaires, en particulier des légumes, qui ont connu la plus forte baisse récente.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les causes sous‑jacentes des variations de prix, ni les prévisions à moyen terme pour les différents postes de l’IPC.