L’inauguration du siège permanent du Secrétariat des Capitales Africaines de la Culture s’est tenue à Rabat, marquant la première installation physique de cette institution continentale. La cérémonie a réuni des personnalités du monde culturel et diplomatique, soulignant l’importance accordée par le Royaume à la coopération culturelle africaine. Le lieu d’accueil, situé dans la capitale marocaine, devient ainsi le centre administratif et logistique du programme qui regroupe les villes désignées Capitales Africaines de la Culture.
Parmi les participants, le président du Comité des Capitales Africaines de la Culture, Adama Traoré, a pris la parole, rappelant les origines du projet lancées lors du Sommet Africités de Marrakech en 2018. Il a réaffirmé que la culture doit être perçue comme un moteur de développement pour les territoires africains, un principe qui guide les actions du nouveau secrétariat. Sa présence souligne la continuité institutionnelle entre le comité de pilotage et le secrétariat désormais basé à Rabat.
Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a également intervenu, insistant sur la richesse culturelle et linguistique du continent. Il a présenté l’accueil du siège comme une ambition de faire de la culture un socle pour des modèles de développement durable, inclusif et pluraliste. Le ministre a évoqué les défis des industries culturelles africaines, notant que la plupart des productions restent importées, mais a souligné le potentiel d’une jeunesse formée et connectée.
Khalid Tamer a été désigné directeur exécutif du Secrétariat des Capitales Africaines de la Culture. Sa mission, explicitée lors de la cérémonie, consiste à accompagner les villes et territoires hôtes des prochaines éditions, à renforcer les coopérations culturelles entre les pays africains et à promouvoir la culture comme levier de cohésion sociale et de rayonnement international. Cette nomination officialise la structure de gouvernance du programme.
Le secrétariat permanent, installé à Rabat, héberge désormais le personnel chargé de la coordination logistique et programmatique des futures Capitales Africaines de la Culture. Le rôle administratif comprend la planification des éditions, le suivi des projets locaux et la diffusion d’informations aux partenaires continentaux. Cette centralisation vise à assurer une continuité opérationnelle entre les différentes villes hôtes, depuis la première édition à Rabat en 2022‑2023 jusqu’aux futures manifestations.
Dans le même temps, le Comité des Capitales Africaines a signé un protocole d’accord avec le gouvernement du Cabo Verde, représenté par Son Excellence Augusto Jorge de Albuquerque Veiga, ancien ministre de la Culture et des Industries Créatives, pour l’organisation de l’édition 2028 au Cabo Verde. Cette signature, annoncée lors de l’inauguration, illustre la dynamique de planification à long terme du programme et la volonté de diversifier les lieux d’accueil à travers le continent.
Les sources précisent toutefois que les détails opérationnels de la prochaine édition, notamment le calendrier exact, le budget alloué et les partenaires techniques, restent à définir. Aucun chiffre chiffré n’a été communiqué concernant les financements ou les ressources humaines du secrétariat. La couverture médiatique ne mentionne pas non plus les modalités de suivi des projets culturels déjà lancés, laissant une marge d’incertitude sur l’impact concret à moyen terme.
Contexte
Le programme des Capitales Africaines de la Culture, initié en 2018, vise à désigner chaque année une ville africaine comme vitrine culturelle, afin de stimuler les industries créatives et de favoriser les échanges entre les territoires du continent.
Pourquoi c’est important
L’installation du secrétariat à Rabat confère une visibilité institutionnelle au projet, facilitant la coordination entre les villes hôtes et renforçant la capacité du Maroc à jouer un rôle de pivot dans la diplomatie culturelle africaine.
À suivre
Les modalités de financement et les budgets alloués aux futures éditions.
Les premiers rapports d’activité du secrétariat sur le soutien aux villes hôtes.
L’évolution des partenariats avec d’autres institutions africaines et internationales.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les montants financiers, le nombre exact de personnel du secrétariat, ni les critères détaillés de sélection des futures villes hôtes au-delà du protocole avec le Cabo Verde.