Cette baisse touche l’ensemble des catégories d’actifs. Les ventes de biens résidentiels se sont repliées de 38,4 %, celles des terrains de 45,9 %, et celles des biens à usage professionnel de 40,2 %. L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a reculé de 2,4 % en variation trimestrielle, reflétant une diminution des prix dans toutes les catégories : -3 % pour le résidentiel et les terrains, -0,8 % pour les biens professionnels.
En glissement annuel, l’indice des prix affiche un repli de 0,4 %. Cette baisse annuelle se décompose en une diminution de 0,6 % pour le résidentiel et les terrains, et de 0,1 % pour les biens à usage professionnel. Ces chiffres confirment une tendance baissière persistante sur le marché.
Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC soulignent que le recul des transactions et des prix s’observe aussi bien en glissement trimestriel qu’annuel. Cette situation reflète un ralentissement généralisé du secteur, sans distinction entre les types de biens ou les régions.
Les données publiées par les deux institutions montrent que le marché immobilier marocain traverse une phase de correction. Les prix des actifs, après avoir connu une période de stabilité relative, enregistrent désormais des baisses significatives, accompagnées d’un effondrement des volumes d’échange.
Les ventes de terrains, souvent considérés comme un indicateur de l’activité économique future, ont particulièrement souffert avec un recul de 45,9 %. Cette chute pourrait indiquer une prudence accrue des investisseurs et des acquéreurs, dans un contexte économique encore incertain.
Pour les biens résidentiels, la baisse de 38,4 % des transactions suggère une demande en net recul. Les ménages semblent adopter une attitude attentiste, probablement en raison de la hausse des taux d’intérêt et de la dégradation du pouvoir d’achat.
Les biens à usage professionnel, bien que moins touchés en termes de prix (-0,8 % en variation trimestrielle), enregistrent une baisse de 40,2 % des transactions. Ce repli pourrait refléter un ralentissement de l’activité économique dans certains secteurs, notamment ceux dépendant de l’immobilier commercial.
Les deux institutions rappellent que l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) est calculé à partir d’un panier représentatif de biens, couvrant l’ensemble du territoire national. Cette méthodologie permet d’avoir une vision globale du marché, sans biais sectoriel ou géographique.
Les dernières données disponibles confirment une tendance de fond : le marché immobilier marocain est en phase de correction. Les acteurs du secteur devront composer avec cette nouvelle donne, marquée par une baisse des prix et une chute des volumes, dans un contexte économique encore marqué par l’incertitude.
Les prochaines publications de l’IPAI et des statistiques de transactions permettront d’évaluer si cette tendance se poursuit ou si le marché commence à se stabiliser. Pour l’heure, les signes d’un rebond restent limités.
Contexte
L’immobilier au Maroc avait connu une période de relative stabilité ces dernières années, malgré des tensions ponctuelles sur certains segments. Les prix avaient résisté à la hausse des taux d’intérêt, mais la demande semblait déjà montrer des signes de fragilité. La publication de l’IPAI et des statistiques de transactions par Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC offre désormais une photographie précise de la situation actuelle.
À suivre
L’évolution des prix dans les prochains trimestres, notamment pour les biens résidentiels et les terrains.
Les mesures éventuelles des pouvoirs publics pour soutenir le marché, notamment en matière de crédit ou de fiscalité.
L’impact de cette baisse sur les acteurs du BTP et les promoteurs immobiliers, déjà sous pression.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les causes exactes de ce ralentissement, ni les régions les plus touchées. Aucune analyse détaillée des facteurs sous-jacents (taux d’intérêt, pouvoir d’achat, offre excédentaire) n’est disponible dans les données publiées. Les prochaines publications de Bank Al-Maghrib et de l’ANCFCC pourraient apporter des éclairages complémentaires.