Le 22 mai 2026, la Fédération nationale du secteur agricole a organisé deux sit‑in à Rabat, le premier devant le siège du ministère des Finances entre 11 h et 12 h 15, suivi d’un second devant le ministère de l’Agriculture de 12 h 30 à 13 h 30, avant de conclure par un rassemblement à l’Union marocaine du travail à 14 h. Cette séquence d’actions vise à mettre en lumière le blocage administratif qui empêche la publication des statuts particuliers relatifs aux agents du secteur agricole.
Les signataires de la mobilisation sont les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ainsi que les employés des établissements dépendants, les ouvriers agricoles et les agriculteurs. La Fédération nationale du secteur agricole représente ces catégories et porte leurs revendications devant les autorités concernées.
Le périmètre technique de la revendication porte sur la publication des statuts particuliers encore bloqués au ministère des Finances. Parmi les établissements concernés figurent l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, l’Agence pour le développement agricole, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, l’École nationale d’agriculture de Meknès, l’Office national du conseil agricole et l’Institut national de la recherche agronomique.
Le rôle du ministère des Finances consiste, selon la Fédération, à valider et publier les statuts particuliers, tandis que le ministère de l’Agriculture est chargé de la mise en œuvre des politiques salariales. Le blocage de ces statuts, selon la Fédération, empêche l’ajustement du salaire minimum agricole (SMAG) au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Dans une déclaration paraphrasée, la Fédération a indiqué que le retard persistant dans la publication de ces statuts aggrave la situation des travailleurs, affectant leurs droits professionnels et sociaux. Elle a également souligné que le gel des accords officiels, après épuisement des étapes de dialogue, renvoie les engagements du ministre de l’Agriculture au ministère du Budget pour évaluer l’impact financier, sans mise en œuvre concrète.
Les limites des sources sont claires : aucune information n’est fournie sur les réponses officielles des ministères, ni sur des échéances précises pour la publication des statuts. De même, les conséquences financières exactes de l’alignement du SMAG sur le SMIG ne sont pas détaillées, ce qui empêche d’évaluer l’impact budgétaire du projet.
Les prochaines étapes à surveiller comprennent la réaction officielle du ministère des Finances quant à la levée du blocage des statuts, ainsi que toute évolution du dialogue entre la Fédération et les autorités concernées. Le suivi de l’éventuelle publication des statuts et de l’ajustement du SMAG constituera le principal indicateur de l’avancement de la revendication.
Contexte
Le secteur agricole marocain emploie une part importante de la main‑d’œuvre nationale, et les différences salariales entre le SMAG et le SMIG ont suscité des tensions depuis plusieurs années.
Pourquoi c’est important
L’égalité du SMAG avec le SMIG représente une question de justice sociale pour les travailleurs agricoles, dont les conditions de rémunération restent souvent inférieures à celles du secteur formel.
À suivre
Réponse officielle du ministère des Finances sur la publication des statuts particuliers.
Éventuelle décision du ministère du Budget concernant l’impact financier de l’alignement salarial.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les positions officielles des ministères, ni les délais concrets pour la publication des statuts ou l’ajustement salarial. Aucun chiffre quant au nombre d’agents concernés ou à l’impact budgétaire n’est fourni.