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Économie

Des panneaux solaires flottants sur les barrages marocains pourraient couvrir la totalité de la demande électrique nationale

Une étude publiée le 11 mai 2026 dans « npj Clean Energy » estime que couvrir 40 % des surfaces des barrages hydrauliques du Maroc de panneaux solaires flotterait suffirait à alimenter le pays en électricité.

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Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMercredi 20 mai 2026 à 00:02 Mis à jourLundi 25 mai 2026 à 23:48 2 min de lecture
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  • L’étude, menée par les chercheurs Abdelmalek Essaadi et Sidi Mohamed Ben Abdellah, se base sur la production nationale de 42,38 TWh en 2023. Source tracée
  • Le Maroc perd chaque année 909 millions de mètres cubes d’eau par évaporation sur ses barrages, qui occupent environ 433 km². Source tracée
  • Le professeur Aboubakr El Hammoumi, chercheur principal, souligne que la réduction de l’évaporation constitue un avantage politique majeur. Source tracée
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L’étude, publiée le 11 mai 2026 dans la revue « npj Clean Energy », a été réalisée par des chercheurs des universités Abdelmalek Essaadi et Sidi Mohamed Ben Abdellah. Elle propose que 40 % de la surface des barrages hydrauliques classiques du Maroc, équipés de panneaux solaires flottants, pourraient produire l’énergie nécessaire à la consommation nationale, qui s’élevait à 42,38 TWh en 2023.

Les chercheurs ont évalué la superficie totale des barrages du pays à environ 433 km². En couvrant 40 % de cette surface avec des panneaux solaires flottants, la capacité de production solaire serait suffisante pour couvrir la demande électrique totale, selon les calculs présentés dans l’article scientifique.

Outre le potentiel énergétique, l’étude met en avant un bénéfice hydrologique important : le Maroc perd chaque année 909 millions de mètres cubes d’eau par évaporation sur ses barrages. Le professeur Aboubakr El Hammoumi, chercheur principal du projet, indique que la réduction de cette perte d’eau représente un argument politique fort, au même titre que la production d’électricité.

Le contexte national montre que le Maroc poursuit une politique d’augmentation de la part des énergies renouvelables dans son mix électrique, avec un objectif de 52 % d’ici 2030. L’intégration de panneaux solaires flottants sur les barrages s’inscrit donc dans cette dynamique, offrant une double fonction de production d’énergie et de préservation de l’eau.

Les auteurs soulignent toutefois que leurs conclusions restent théoriques et reposent sur des hypothèses de couverture et d’efficacité des panneaux. Aucun projet pilote à grande échelle n’est encore mentionné dans l’étude, et les aspects techniques, économiques et environnementaux de l’implantation restent à approfondir.

Contexte

Le Maroc, confronté à une sécheresse chronique et à une dépendance énergétique importante, explore diverses solutions pour sécuriser son approvisionnement en eau et en énergie, parmi lesquelles les technologies solaires flottantes récemment étudiées par la communauté scientifique.

Pourquoi c’est important

Si les résultats de l’étude se confirment, la combinaison barrages‑solaire pourrait répondre simultanément à deux défis majeurs du pays : la réduction de la perte d’eau par évaporation et la diversification du mix énergétique vers des sources renouvelables, r…

À suivre

Le lancement éventuel de projets pilotes de panneaux solaires flottants sur des barrages marocains.

Les évaluations économiques et environnementales détaillées qui pourraient suivre l’étude initiale.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas de projets concrets déjà en cours, ni les coûts d’investissement, les délais de mise en œuvre ou les impacts environnementaux détaillés au-delà de la perte d’eau. Elles ne permettent pas non plus d’affirmer la viabilité technique à grande échelle.

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