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Politique

Déficit budgétaire du Maroc atteint 30,1 milliards de dirhams à fin mai 2026

Le solde du Trésor montre un déficit de 30,1 MMDH, aggravé par une hausse plus forte des dépenses que des recettes au cours de l'exercice 2026.

Maroc: le déficit budgétaire s’élève à 30,1 MMDH à fin mai
Photo contextePhoto : Challenge.maSource
Sources 2 références croisées
Méthode 4 étapes de préparation
Temps de lecture 2 min format lisible
Confiance Documenté sources indiquées
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéDimanche 28 juin 2026 à 02:17 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 2 min de lecture
Lecture rapide 2 sources
  • Déficit budgétaire à fin mai 2026 : 30,1 MMDH, contre 26,7 MMDH en 2025 (source 1, 2). Source tracée
  • Les dépenses ont progressé de 16,6 MMDH, tandis que les recettes n’ont augmenté que de 13,3 MMDH (source 1, 2). Source tracée
  • Taux de réalisation des recettes nettes : 39,6 % du budget 2026, en hausse de 8,4 % sur un an (source 2). Source tracée
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La Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) publiée par le ministère de l’Économie et des Finances indique que le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 30,1 milliards de dirhams à la clôture du mois de mai 2026, contre 26,7 milliards à la même échéance en 2025. Cette donnée résulte de la comparaison des comptes de l’exercice en cours avec ceux de l’année précédente, telle que présentée dans le rapport officiel du Trésor.

Le même document précise que la progression des dépenses, qui s’élève à 16,6 milliards de dirhams, a largement dépassé celle des recettes, qui n’a augmenté que de 13,3 milliards. Cette différence de rythme entre dépenses et recettes constitue le principal facteur de l’élargissement du déficit entre 2025 et 2026.

En ce qui concerne les recettes, le rapport indique un taux de réalisation de 39,6 % par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026. Cette performance représente une hausse de 8,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, reflétant une amélioration relative de la collecte des recettes nettes, après prise en compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.

Les recettes fiscales, quant à elles, ont progressé de 8 % (soit 11,6 milliards de dirhams) et affichent un taux de réalisation de 42,5 % des prévisions. Parallèlement, les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, incluant la part supportée par les collectivités territoriales, se sont élevés à 13,7 milliards, en hausse de 2,4 milliards par rapport à l’exercice précédent.

Du côté des dépenses, les charges ordinaires ont atteint 172,1 milliards de dirhams, avec un taux d’exécution de 45,4 %. Cette hausse de 18,2 milliards par rapport à mai 2025 provient principalement d’une augmentation des dépenses de biens et services (+16,2 milliards) et des intérêts de la dette (+2 milliards), tandis que les charges de compensation sont restées quasi stables à 9,1 milliards.

Le solde ordinaire du Trésor est devenu déficitaire de 679 millions de dirhams à fin mai 2026, inversant un excédent de 4,3 millions de dirhams enregistré à la même date en 2025. Cette inversion reflète la combinaison d’une hausse plus forte des dépenses courantes et d’une collecte de recettes qui, bien que meilleure, n’a pas suffi à compenser la dynamique de dépense.

En revanche, les dépenses d’investissement ont progressé de 17 % pour atteindre 51,1 milliards de dirhams, avec un taux d’exécution de 44,5 % des prévisions de la loi de finances. Les comptes spéciaux du Trésor (CST) affichent, quant à eux, un excédent de 21,7 milliards, contre 12,7 milliards l’an précédent, indiquant une amélioration de la situation des comptes spéciaux malgré le déficit global.

Contexte

Le déficit budgétaire constitue un indicateur clé de la santé des finances publiques, mesurant l’écart entre les recettes collectées et les dépenses engagées par l’État au cours d’une période donnée.

Pourquoi c’est important

Un déficit persistant ou en hausse peut contraindre la capacité du gouvernement à financer ses priorités, à honorer le service de la dette et à maintenir la stabilité macroéconomique, d’où l’importance d’un suivi précis des évolutions budgétaires.

À suivre

L’évolution du taux de réalisation des recettes nettes au cours des prochains mois.

L’impact des dépenses d’investissement sur la dynamique de la dette publique.

Les éventuelles mesures correctives annoncées par le ministère de l’Économie et des Finances.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les raisons détaillées des variations de dépenses ni les politiques budgétaires spécifiques envisagées pour réduire le déficit. Elles ne donnent pas non plus d’indications sur les prévisions pour le reste de l’année 2026.

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2 sources 4 étapes
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