Le Conseil européen réuni les 18 et 19 juin 2026 a conclu sans décision sur le pourcentage de composants locaux requis pour qualifier une voiture électrique de « Made in Europe », laissant la question en suspens et ouvrant la voie à de nouvelles négociations entre les parties concernées.
Les constructeurs Volkswagen, Stellantis et Renault, cités dans le texte, soutiennent le principe du « Made in Europe » mais demandent un seuil plus souple, proposant que 70 % des composants proviennent d’Europe, tandis que la Conférence des fabricants européens d’automobiles (CLEPA) préconise un seuil de 75 %.
Le projet de règlement, nommé Industrial Accelerator Act, a été présenté par la Commission européenne et vise à accélérer les capacités industrielles du continent en orientant une partie des aides publiques et des marchés publics vers des productions réalisées en Europe, incluant le secteur automobile.
Selon le texte, la définition du « Made in Europe » dépasse le simple lieu d’assemblage : une voiture peut être assemblée en Europe tout en intégrant des batteries, des composants électroniques, des logiciels ou une part importante de sa valeur ajoutée provenant d’autres régions, ce qui rend la frontière de localisation technique cruciale.
Le débat technique s’inscrit dans une dynamique plus large où les chaînes d’approvisionnement euro‑méditerranéennes, notamment les fournisseurs marocains, sont mises en jeu, car la décision européenne influencera la part de marché que ces partenaires pourront conserver dans les futurs dispositifs industriels de l’UE.
Aucun texte juridique n’est immédiatement applicable, et aucune règle définitive n’a été adoptée, ce qui signifie que les constructeurs et les équipementiers continuent de négocier les modalités exactes du seuil de localisation, tout en surveillant les positions des partenaires comme le Maroc.
Les limites des sources indiquent que le texte ne précise pas les modalités de mise en œuvre de l’Industrial Accelerator Act, ni les échéances éventuelles pour une décision finale, laissant incertain le calendrier de toute éventuelle réglementation contraignante.
Il reste à vérifier comment les négociations évolueront, notamment si les exigences de localisation seront harmonisées ou si des dérogations seront accordées aux fournisseurs hors UE, ce qui pourrait modifier la place du Maroc dans la chaîne de valeur automobile européenne.
Contexte
Le débat s’inscrit dans le cadre plus large de la politique industrielle de l’Union européenne, qui cherche à renforcer la souveraineté technologique tout en maintenant la compétitivité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Pourquoi c’est important
La définition du seuil de localisation aura un impact direct sur les investissements et les emplois dans les pays fournisseurs, dont le Maroc, dont la capacité à rester intégré aux chaînes de valeur européennes dépendra des critères retenus.
À suivre
L’éventuelle adoption d’un seuil de localisation dans les prochains mois.
Les positions des partenaires méditerranéens, notamment le Maroc, lors des négociations ultérieures.
Les éventuelles adaptations des constructeurs européens aux exigences de l’Industrial Accelerator Act.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les dates de mise en œuvre, les modalités exactes de calcul du pourcentage de composants locaux, ni les éventuelles dérogations prévues pour les fournisseurs hors UE.