À Farnborough, le groupe américain Curtiss‑Wright a signé un protocole d’accord visant à implanter sa division Curtiss‑Wright Surface Technologies (CWST) au Maroc, dans la région du Grand Casablanca. L’accord, conclu le mardi 21 juillet 2026, marque la première entrée du groupe sur le continent africain à travers le Royaume.
L’objectif principal de l’accord est de développer des capacités locales de traitement de surface pour les acteurs de l’industrie aéronautique implantés au Maroc. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de renforcement de l’écosystème aéronautique national, en réponse aux besoins croissants du secteur.
Le projet s’assigne également à renforcer les compétences industrielles nationales dans les procédés spécialisés. En favorisant la montée en gamme de la chaîne de valeur aéronautique marocaine, il consolide le positionnement du Royaume comme plateforme industrielle compétitive pour les grands programmes aéronautiques internationaux.
Dans une déclaration à la MAP, Ray Lopuc, vice‑président principal et responsable de la division Metal Improvement Company au sein de CWST, a exprimé son enthousiasme. Il a souligné que l’accord ouvre un chapitre prometteur dans la coopération entre le Maroc et le groupe américain, et qu’il s’agit de la première fois que Curtiss‑Wright s’implante sur le continent africain.
Ali Seddiki, directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), a confirmé que l’accord témoigne de la maturité de l’écosystème aéronautique national. Il a rappelé que la signature suit les projets lancés sous la conduite royale, notamment le projet Safran de trains d’atterrissage, qui introduit un volume important de pièces critiques traitées par Curtiss‑Wright.
Le choix de la région du Grand Casablanca est stratégique, car elle abrite déjà plusieurs acteurs de l’industrie aéronautique. L’implantation de CWST y permettra de créer des synergies avec les entreprises locales et de favoriser le transfert de technologies de pointe.
CWST se spécialise dans les technologies de haute performance, notamment pour le traitement de surface. Son expertise est reconnue dans le secteur aéronautique, où la qualité et la précision des finitions sont essentielles pour la performance et la sécurité des aéronefs.
L’accord ne précise pas de calendrier détaillé pour la mise en place des installations, mais il indique clairement l’intention de développer rapidement les capacités locales. Les premières opérations au Maroc devraient suivre la signature de l’accord.
Cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises marocaines, qui pourront désormais accéder à des technologies de traitement de surface avancées sans recourir à des importations coûteuses.
Enfin, l’accord illustre la volonté de Curtiss‑Wright d’accompagner le développement de ses activités au Maroc à travers l’implantation de nouvelles capacités industrielles à forte valeur technologique, répondant aux besoins croissants de l’industrie aéronautique.
Contexte
Le Farnborough International Airshow 2026, l’un des salons aéronautiques les plus prestigieux, a servi de plateforme à la signature de cet accord. Le Maroc, déjà engagé dans des projets majeurs comme le train d’atterrissage Safran, cherche à consolider son rôle de hub industriel en Afrique.
Pourquoi c’est important
L’implantation de CWST au Maroc représente une avancée concrète pour la montée en compétence de l’industrie aéronautique locale, réduisant la dépendance aux importations et créant des emplois spécialisés.
À suivre
- Le calendrier précis de la mise en place des installations CWST au Maroc.
- Les premiers projets pilotes de traitement de surface lancés par CWST.
- L’impact sur les entreprises aéronautiques marocaines déjà actives dans la région du Grand Casablanca.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas de date de démarrage des opérations, de budget ou de nombre d’emplois créés.