Le 22 juin 2026, le Conseil d’administration de la CGEM a réuni ses membres pour la première séance de la nouvelle mandature. Sous la présidence de Mehdi Tazi, l’assemblée a procédé à la validation de la structure de gouvernance, notamment la création de vingt commissions permanentes destinées à couvrir l’ensemble des enjeux économiques du pays.
Parmi les commissions, la présidence d’Attractivité et climat des affaires a été confiée à Reda Lahmini, tandis que Jinane Laghrari a été nommée à la tête du Développement des compétences et employabilité. Ces deux nominations illustrent la volonté de la CGEM d’allier expertise sectorielle et orientation vers la compétitivité du marché du travail.
Le volet législatif a été confié à Hatim Boukhris, président de la commission Réforme législative et veille juridique, et le dialogue social a été placé sous la responsabilité de Hicham Zouanat. Ces deux commissions sont chargées de suivre les évolutions réglementaires et de favoriser le consensus entre les partenaires sociaux.
Le financement des entreprises et le développement durable ont également reçu des responsables dédiés : Khalid Chami dirige la commission Accès aux financements, et Naoual Zine préside le groupe Développement durable et économie circulaire. Leur mission consiste à identifier des solutions de financement adaptées et à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement.
Des secteurs spécifiques comme la logistique, l’économie verte ou la montée en gamme industrielle sont couverts respectivement par Ezzoubeir Errhaimini (Compétitivité logistique), Réda Hamedoun (Économie verte) et Abed Chagar (Montée en gamme et zones industrielles). Chaque président devra élaborer des recommandations opérationnelles pour renforcer la performance de ces filières.
La CGEM a également créé des commissions à vocation internationale, avec Mohamed Bachiri à la tête de la commission Afrique, Abir Lemseffer pour l’Europe et la Méditerranée, Yassir Ghorbal pour les Amériques, Majid Iraqui pour le Moyen-Orient, et Mohamed El Baroudi pour l’Asie et l’Océanie. Ces instances visent à structurer la présence marocaine sur les marchés extérieurs et à soutenir les entreprises exportatrices.
En parallèle, la CGEM a annoncé plusieurs nominations visant à diversifier sa représentation : Kenza Slaoui préside la commission RSE et gouvernance responsable, Meriem Zairi dirige le Morocco Innovation Lab, et Hamza Rkha Chaham est à la tête de l’Accélération des start‑up. Ces choix reflètent une volonté d’inclure davantage de femmes, de jeunes entreprises innovantes et d’entrepreneurs basés à l’étranger dans les processus décisionnels.
Les informations disponibles ne précisent pas les modalités de fonctionnement interne des commissions, ni les budgets alloués à chaque groupe. De même, les échéances précises pour la mise en œuvre des projets envisagés restent à définir, ce qui limite l’évaluation immédiate de l’impact de ces nouvelles structures.
Contexte
La CGEM, principale organisation patronale du Maroc, renouvelle périodiquement sa gouvernance afin d’ajuster son action aux évolutions économiques et sociales du pays.
Pourquoi c’est important
Cette réorganisation permet à la CGEM de disposer d’une structure plus fine pour traiter les enjeux sectoriels et géographiques, facilitant ainsi la coordination entre les entreprises et les autorités publiques.
À suivre
Les premiers rapports d’activité des commissions permanentes.
L’impact des nominations sur la représentation des femmes et des jeunes entreprises au sein de la CGEM.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne donnent pas de détails sur les budgets, les calendriers précis de mise en œuvre ni les critères de sélection des membres des commissions.