Fayçal Taghlabi, chef du département Performance Réseau Eau à la SRM-Casablanca-Settat, a précisé que la société produit et distribue environ 348 millions de mètres cubes d’eau potable chaque année. Dans la région de Casablanca-Settat, la consommation annuelle s’élève à 250 millions de mètres cubes, ce qui laisse une marge significative entre l’offre et la demande. Selon ses déclarations, près de 80 % des ressources en eau proviennent de sources conventionnelles, tandis que les 20 % restants sont issus principalement du dessalement.
Mohcine Moursli, chef du service d’exploitation d’eau potable et responsable du suivi du programme des stations monoblocs de déminéralisation des eaux saumâtres et de dessalement de l’eau de mer, a détaillé les avancées du projet. La SRM-Casablanca-Settat travaille actuellement sur la réalisation de 27 stations monoblocs, dont 21 sont déjà en service. Ces installations produisent actuellement plus de 2,8 millions de mètres cubes d’eau potable par an.
L’objectif fixé par la SRM est d’atteindre une production annuelle de 8 millions de mètres cubes grâce à ces stations. Ce programme s’inscrit dans une démarche visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau potable, en complément des ressources conventionnelles. Les stations monoblocs jouent un rôle clé dans cette stratégie, en traitant des eaux saumâtres ou en dessalant l’eau de mer.
Lors de ce symposium, la SRM a également souligné l’importance de la lutte contre les pertes d’eau dans le réseau de distribution. Ces pertes, souvent liées à des fuites ou à une gestion inefficace, représentent un défi majeur pour la sécurité hydrique. La société régionale a mis en avant ses efforts pour améliorer le rendement du réseau et optimiser la distribution.
La SRM de Casablanca-Settat a rappelé que la région fait face à des pressions croissantes sur ses ressources hydriques, en raison des changements climatiques et de l’urbanisation. Ces défis rendent indispensable une gestion intégrée et durable de l’eau, combinant innovation technique et bonnes pratiques. Le symposium a servi de plateforme pour échanger sur ces enjeux et partager des solutions adaptées.
Les présentations de la SRM ont permis de montrer comment la société régionale s’adapte aux contraintes locales pour garantir un approvisionnement en eau stable. En combinant des ressources conventionnelles et des solutions innovantes comme le dessalement, la SRM cherche à sécuriser l’accès à l’eau potable pour les habitants de Casablanca-Settat. Ces efforts s’inscrivent dans une vision à long terme pour une gestion durable de l’eau.
Les données présentées par la SRM révèlent une production annuelle de 348 millions de mètres cubes d’eau potable, tandis que la consommation régionale est de 250 millions de mètres cubes. Cette différence indique une capacité excédentaire, mais aussi la nécessité de réduire les pertes dans le réseau pour optimiser l’utilisation des ressources. La SRM a insisté sur l’importance de moderniser les infrastructures pour limiter les gaspillages.
Les stations monoblocs déjà opérationnelles produisent plus de 2,8 millions de mètres cubes d’eau potable, avec un objectif de 8 millions de mètres cubes à terme. Ce projet illustre la volonté de la SRM de diversifier ses sources d’approvisionnement et de renforcer la résilience du système face aux aléas climatiques. Les prochaines étapes consisteront à finaliser les stations restantes et à évaluer leur impact sur la sécurité hydrique régionale.
Contexte
La région de Casablanca-Settat, soumise à une pression démographique et climatique accrue, dépend fortement des ressources hydriques pour son approvisionnement en eau potable. La SRM, en tant qu’acteur clé de la gestion de l’eau dans cette zone, joue un rôle central dans la mise en œuvre de solutions durables. Le symposium international organisé à Casablanca a offert une tribune pour présenter ces initiatives et échanger avec des experts internationaux sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance de l’eau.
À suivre
L’avancement des 6 stations monoblocs restantes et leur mise en service pour atteindre l’objectif de 8 millions de mètres cubes d’eau potable par an.
Les résultats concrets des mesures de réduction des pertes d’eau dans le réseau de distribution, et leur impact sur l’efficacité globale du système.
L’évolution des ressources hydriques conventionnelles et leur capacité à répondre à la demande croissante dans la région de Casablanca-Settat.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les coûts des projets présentés, ni les délais exacts pour la finalisation des stations monoblocs restantes. De même, aucune donnée n’est disponible sur les pertes d’eau actuelles dans le réseau de distribution ou sur les économies réalisées grâce aux mesures mises en place.