Lors d’une intervention devant le Parlement européen, Magnus Brunner a indiqué que l’Union européenne devrait exploiter des outils tels que la politique des visas et le commerce pour obtenir la coopération du Maroc sur les questions migratoires, après les arrivées massives à Ceuta.
Brunner a rappelé que «l’un des enseignements clés de Ceuta est que, pour maintenir le contrôle, la coopération avec nos voisins est essentielle», tout en précisant que la coopération reste vulnérable tant qu’elle repose sur la bonne volonté d’un État voisin.
Le ministère marocain des Affaires étrangères n’a pas encore répondu aux sollicitations de Reuters pour un commentaire, tandis que Lahcen Haddad, coprésident de la commission parlementaire mixte UE‑Maroc, a défendu le rôle du Royaume en affirmant que le Maroc avait déjoué plus de 227 000 tentatives de migration irrégulière et démantelé plus de 1 050 réseaux de passeurs entre 2023 et 2025.
Les autorités espagnoles estiment qu’environ 72 000 personnes ont traversé vers Ceuta la semaine dernière, marquant l’un des mouvements les plus importants vers l’UE ces dernières années.
Juan Jesús Vivas, président de Ceuta, a déclaré aux eurodéputés qu’environ 100 personnes avaient péri lors des traversées, et que 3 000 à 5 000 se trouvaient encore à Ceuta, tout en appelant l’Europe à prendre ses responsabilités pour protéger ses frontières.
Le Maroc a rejeté les accusations de responsabilité dans cet afflux, arguant que l’Espagne aurait dû prévoir les conséquences d’une décision de justice sur le retour immédiat des migrants ayant traversé à la nage, sans franchir de barrières physiques.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les modalités concrètes de la politique des visas ou du commerce envisagée, ni les réponses officielles du ministère marocain.