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Économie

BAM maintient son taux directeur à 2,25% malgré les pressions inflationnistes

La Banque centrale marocaine a décidé de ne pas modifier son taux directeur lors de sa deuxième réunion trimestrielle de 2026, malgré une inflation importée en hausse et un conflit au Moyen-Orient perturbant les chaînes d'approvisionnement.

BAM maintient son taux directeur inchangé
Photo contextePhoto : Aujourd'hui le MarocSource
Sources 5 références croisées
Méthode 4 étapes de préparation
Temps de lecture 3 min format lisible
Confiance Documenté sources indiquées
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéJeudi 25 juin 2026 à 00:02 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 3 min de lecture
Lecture rapide 5 sources
  • Le taux directeur de Bank Al-Maghrib reste fixé à 2,25% après la réunion du Conseil du 23 juin 2026. Source tracée
  • La croissance économique est estimée à 5,2% en 2026, avec un rebond de 16% de la valeur ajoutée agricole. Source tracée
  • L’inflation domestique devrait s’accélérer en raison de la hausse des prix des carburants (+27,6% en mai) et de l’inflation importée. Source tracée

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a justifié sa décision par trois critères principaux : l’évolution attendue de l’inflation, la dynamique de l’activité économique et l’incertitude persistante sur les perspectives internationales. Le taux directeur, fixé à 2,25%, n’a donc pas été modifié lors de cette réunion, conformément aux anticipations des analystes. La Banque centrale a également rappelé qu’elle adapterait sa politique monétaire en fonction des données disponibles, réunion par réunion, sans engagement sur une trajectoire prédéfinie.

L’inflation domestique devrait subir une accélération notable en 2026, principalement en raison de la hausse des prix des carburants. En mai, ces derniers ont enregistré une augmentation annuelle de 27,6%, reflétant les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette inflation importée, combinée à la hausse des coûts énergétiques, pèse sur le pouvoir d’achat des ménages et sur les marges des entreprises.

Le conflit au Moyen-Orient reste un facteur de risque majeur pour l’économie mondiale. Il a déjà perturbé les chaînes d’approvisionnement, accentué les pressions inflationnistes et exacerbé les incertitudes entourant les perspectives de croissance. Bien qu’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime, ses effets ne se feront sentir qu’à moyen terme.

Au niveau national, les répercussions de ce conflit se traduisent par une facture énergétique plus lourde et des prix des carburants en hausse. Cette situation a conduit Bank Al-Maghrib à anticiper une accélération de l’inflation domestique, tout en soulignant que celle-ci resterait maîtrisée à moyen terme grâce à la stabilité des prix visée par la politique monétaire.

La croissance économique marocaine est prévue à 5,2% en 2026, selon les projections de Bank Al-Maghrib. Ce rebond s’explique en grande partie par la reprise de la valeur ajoutée agricole, estimée à une hausse de 16% après une croissance de 8,2% en 2025. Cette performance agricole repose sur une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux par le Département de l’Agriculture.

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a analysé en détail l’évolution de la conjoncture internationale, marquée par des tensions géopolitiques et des perturbations logistiques. Ces facteurs, combinés à une demande mondiale encore fragile, continuent de peser sur les perspectives de croissance à court terme. La Banque centrale a donc choisi de maintenir une posture prudente, privilégiant la stabilité des prix et la résilience de l’économie marocaine.

La décision de maintenir le taux directeur inchangé s’inscrit dans une logique de prudence monétaire. Bank Al-Maghrib a rappelé que ses prochaines décisions dépendraient des données les plus récentes, notamment sur l’inflation et la croissance. Cette approche « réunion par réunion » permet d’ajuster la politique monétaire en temps réel, sans s’engager sur une trajectoire fixe.

Les prix des carburants et la facture énergétique restent des variables clés pour l’inflation au Maroc. Leur hausse récente, liée aux tensions géopolitiques, a un impact direct sur les ménages et les entreprises. Bank Al-Maghrib a souligné que cette inflation importée pourrait se répercuter sur les prix domestiques, tout en restant attentive à son évolution.

La croissance agricole prévue en 2026 joue un rôle central dans les projections économiques du Maroc. Avec une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux, le secteur agricole devrait contribuer significativement à la croissance globale. Cette performance dépend cependant des conditions climatiques et de la stabilité des marchés internationaux.

Bank Al-Maghrib a également évoqué les incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales. Malgré des signes de normalisation progressive dans certains secteurs, les risques persistent, notamment en raison des tensions géopolitiques et des perturbations logistiques. La Banque centrale a donc choisi de maintenir une politique monétaire flexible, adaptable aux évolutions de la conjoncture.

Contexte

La décision de Bank Al-Maghrib s’inscrit dans un contexte économique marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Le conflit au Moyen-Orient, en particulier, a des répercussions directes sur les prix de l’énergie et des carburants, ce qui influence les anticipations d’inflation au Maroc. Parallèlement, la croissance économique nationale reste soutenue par un secteur agricole en rebond, après une année 2025 marquée par une croissance plus modérée.

Pourquoi c’est important

Cette décision de Bank Al-Maghrib illustre la volonté de la Banque centrale de concilier stabilité des prix et soutien à la croissance, dans un environnement international incertain. Le maintien du taux directeur à 2,25% envoie un signal de prudence, tout en…

À suivre

L’évolution de l’inflation domestique, notamment sous l’effet des prix des carburants et de l’inflation importée.

La performance du secteur agricole, dont la croissance prévue en 2026 dépendra des conditions climatiques et des marchés internationaux.

Les prochaines réunions du Conseil de Bank Al-Maghrib, qui pourraient ajuster la politique monétaire en fonction des données disponibles.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les mécanismes concrets par lesquels Bank Al-Maghrib compte atténuer les effets de l’inflation importée sur les prix domestiques. De même, elles n’indiquent pas les mesures spécifiques envisagées pour soutenir la croissance agricole en cas de conditions climatiques défavorables.

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Sources & méthodologie

5 sources 4 étapes
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