Le Groupe Volkswagen, PowerCo SE et Gotion High-tech ont annoncé la création d’une coentreprise à Kénitra pour la production de matériaux actifs cathodiques LFP, un composant essentiel de la chaîne de valeur des batteries pour véhicules électriques. Cette annonce a été faite par le Groupe Volkswagen, comme rapporté par Aujourd'hui le Maroc. L’usine sera dédiée à la fabrication de matériaux de cathode, indispensables au fonctionnement des batteries lithium-fer-phosphate utilisées dans les véhicules électriques.
Cet engagement s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat stratégique initié en 2020 entre Volkswagen et Gotion High-Tech. Les deux groupes ont convenu d’approfondir leur collaboration et d’accélérer conjointement le développement d’une chaîne d’approvisionnement régionale de batteries pour l’Europe. Selon TelQuel, cet accord prévoit la création de trois coentreprises sur les sites de Valence (Espagne), Šurany (Slovaquie) et Kénitra (Maroc).
À Kénitra, l’usine produira spécifiquement des matériaux de cathode LFP, tandis que les sites de Valence et Šurany se concentreront sur la production industrielle de cellules de batteries LFP. Cette répartition des rôles permet aux partenaires de couvrir différentes étapes de la chaîne de valeur, de la matière active cathode à l’assemblage des cellules.
L’investissement total pour ces trois projets est estimé à environ 3,222 milliards d’euros, selon les précisions fournies par Gotion citées dans TelQuel. Sur ce montant, environ 1,598 milliard d’euros serait attribué à Gotion et environ 1,624 milliard d’euros à PowerCo, la filiale batteries du Groupe Volkswagen.
PowerCo prévoit d’investir au total environ 470 millions d’euros dans les sites de Šurany et Kénitra d’ici 2030 afin d’acquérir sa participation de 49 % dans chacun de ces deux sites. Cette information provient directement de TelQuel, qui cite des déclarations du groupe chinois Gotion concernant l’engagement financier de PowerCo.
En ce qui concerne la répartition du capital, Gotion détiendra 51 % des parts de la coentreprise kénitrine et sera l’actionnaire majoritaire. Elle assurera la gestion conjointe de l’usine avec PowerCo, comme indiqué dans les mêmes sources. Cette structure de gouvernance reflète l’équilibre du partenariat entre les deux groupes.
Simultanément à l’investissement au Maroc et en Slovaquie, Gotion investira 1,1 milliard d’euros dans l’usine de batteries de PowerCo à Valence, en Espagne, en échange d’une participation de 49 %. Ce croisement d’investissements vise à renforcer l’interdépendance et la sécurité d’approvisionnement entre les deux partenaires sur le territoire européen.
L’objectif déclaré de ce partenariat est de diversifier les sources d’approvisionnement en matériaux actifs essentiels pour les cathodes et de consolider la sécurité d’approvisionnement ainsi que la compétitivité de l’industrie européenne des batteries. Cette justification a été avancée par Volkswagen, comme rapporté par TelQuel.
Aucun montant précis n’a été communiqué concernant la part des 470 millions d’euros destinée spécifiquement au site de Kénitra. Comme indiqué par Yabiladi, citant Reuters, le montant exact destiné au Maroc parmi ces 470 millions d’euros n’a pas été précisé.
Les sources ne mentionnent pas de calendrier détaillé pour la mise en service de l’usine de Kénitra, ni de précisions sur sa capacité de production annuelle ou le nombre d’emplois directs qu’elle pourrait générer. Ces éléments restent donc non confirmés par les déclarations officielles rapportées.
Contexte
Le Maroc s’est positionné ces dernières années comme une destination attractive pour les investissements dans la chaîne de valeur des batteries, notamment grâce à sa proximité avec l’Europe, ses infrastructures portuaires et ses accords commerciaux. Plusieurs projets liés à la mobilité électrique ont été annoncés dans le pays, bien que peu aient encore atteint la phase de production industrielle.
Pourquoi c’est important
Ce projet renforce l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur industrielles européennes, particulièrement dans un secteur stratégique comme celui des batteries pour véhicules électriques. Il témoigne de la confiance des grands groupes industriels dans…
À suivre
La confirmation du montant exact de l’investissement destiné spécifiquement au site de Kénitra.
Le calendrier de début des travaux et de mise en service de l’usine de matériaux cathodiques.
Les éventuels partenariats locaux ou nationaux liés à la formation, à l’approvisionnement en énergie ou à l’impact environnemental du projet.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer le montant exact de l’investissement alloué au seul site de Kénitra, la date prévue pour le début de la production, la capacité annuelle de l’usine, ni le nombre d’emplois directs ou indirects qu’elle pourrait générer. Aucune information n’est disponible sur d’éventuels accords avec des autorités marocaines ou des incitations spécifiques liées à l’implantation du projet.