Le courrier transmis au parquet le 19 mai 2026 décrit une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle apparaît un ressortissant étranger originaire d’un pays arabe, en conversation avec une personne dont la tenue laisse penser qu’il s’agit d’un jeune Marocain gérant un bureau de mariage. Le texte du courrier indique que cet échange, ainsi que d’autres contenus similaires publiés par la même personne étrangère, laisseraient entendre que l’exploitation sexuelle de mineurs serait facilitée sous couvert de mariage.
L’association « Touche pas à mon enfant » a demandé, dans le même courrier, l’ouverture d’une enquête judiciaire placée sous la supervision du parquet. Elle réclame la traduction en justice des personnes impliquées dans la diffusion de ces contenus, ainsi que la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour dissuader toute personne tentée d’atteindre l’intégrité physique d’un enfant mineur.
Dans un communiqué publié parallèlement, l’organisation souligne que l’exploitation des enfants mineurs, qu’elle soit directe ou menée à travers l’incitation et la facilitation numérique, constitue un crime grave portant atteinte à la dignité de l’enfant et à la sécurité de la société. Elle insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective et d’une vigilance permanente de la part des autorités, de la société civile, des médias et des différents acteurs du numérique.
Najat Anwar, présidente de « Touche pas à mon enfant », a personnellement saisi le parquet, invoquant un « contenu numérique visant à inciter à l’exploitation sexuelle d’enfants mineurs ». Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’association de faire traduire en justice les auteurs de contenus jugés dangereux pour les mineurs et de prévenir toute forme de facilitation de l’exploitation sexuelle sous couvert de pratiques culturelles ou sociales.
Le communiqué de l’association rappelle également que les familles marocaines doivent redoubler de vigilance face aux nouveaux risques numériques. Elle les invite à signaler tout contenu ou comportement suspect susceptible de menacer la sécurité des enfants mineurs, soulignant le rôle crucial des signalements citoyens dans la lutte contre ce type d’infraction.
Les faits rapportés par TelQuel Arabi sont limités à la description de la vidéo, aux demandes formulées par l’association et aux appels à la vigilance. Aucun élément supplémentaire n’est fourni quant à l’identité précise des personnes filmées, aux plateformes exactes où la vidéo a circulé, ni aux suites judiciaires déjà engagées ou prévues au moment de la rédaction du courrier.
En l’absence d’informations complémentaires, il reste à vérifier si le parquet ouvrira effectivement une enquête, quelles seront les mesures prises à l’encontre des auteurs présumés et comment les autorités marocaines renforceront la surveillance des contenus numériques susceptibles de promouvoir l’exploitation sexuelle de mineurs.
Contexte
Le phénomène de diffusion de contenus numériques incitant à des pratiques illégales, notamment le mariage de mineurs à des fins d’exploitation sexuelle, a récemment suscité l’attention des organisations de défense des droits de l’enfant au Maroc, poussant certaines d’elles à solliciter des réponses judiciaires rapides.
Pourquoi c’est important
Cette demande d’enquête met en lumière les risques liés à la diffusion de contenus en ligne qui peuvent normaliser ou faciliter l’exploitation sexuelle des enfants, soulignant la nécessité d’une réponse juridique et d’une vigilance accrue de la société civile.
À suivre
L’éventuelle ouverture d’une enquête judiciaire par le parquet marocain.
Les mesures prises par les plateformes numériques pour retirer ou bloquer le contenu incriminé.
Les réactions des autorités et des organisations de la société civile face aux appels à la vigilance.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas l’identité exacte des personnes filmées, les plateformes précises où la vidéo a été diffusée, ni les suites judiciaires déjà engagées. Aucun chiffre ou statistique supplémentaire n’est fourni.