Aller au contenu principal
Jeudi 3 septembre 2026
Rabat 20°C Ensoleillé Rechercher Recherche
LeFrontline.com

L'info en première ligne

  1. Accueil
  2. Économie
  3. Revolut au Maroc : aucune demande d’agrément déposée, selon le gouverneur de Bank Al‑Maghrib
Économie

Revolut au Maroc : aucune demande d’agrément déposée, selon le gouverneur de Bank Al‑Maghrib

Le gouverneur Abdellatif Jouahri précise que la néobanque britannique n’a pas encore engagé de procédure officielle auprès de la banque centrale marocaine.

Revolut au Maroc : refroidissement autour d’un agrément que personne n'a demandé
Photo contextePhoto : TelQuelSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéVendredi 26 juin 2026 à 00:48 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 2 min de lecture
Lecture rapide
  • Le gouverneur Abdellatif Jouahri a reçu la direction de Revolut début juin 2026, sans qu’aucune demande d’agrément ne soit soumise (source 1, source 2).
  • Bank Al‑Maghrib cite trois chantiers prioritaires : la directive européenne affectant les banques marocaines, l’évaluation conjointe du FMI et de la Banque mondiale, et l’examen du GAFI sur le blanchiment (source 1, sou…
  • Les dirigeants de Revolut ont reconnu que le contexte n’était pas favorable et ont évoqué un éventuel retour dans quelques années (source 1, source 2).
2 sources

Sources conservées dans le cluster

2 articles

Articles regroupés dans l'événement

1 langues

Langues représentées dans la veille

Le 23 juin 2026, à l’issue de la réunion trimestrielle du Conseil de Bank Al‑Maghrib, le gouverneur Abdellatif Jouahri a précisé que la direction de Revolut était venue à la banque centrale au début du même mois, accompagnée d’un représentant marocain, mais qu’aucune demande d’agrément n’avait été déposée. Cette information contredit les récits médiatiques des neuf mois précédents qui présumaient déjà une démarche officielle de la fintech britannique.

Lors de la même conférence de presse, le gouverneur a rappelé que Revolut avait exprimé son intérêt pour le marché marocain, notamment en raison du potentiel de développement du Royaume et de son rôle d’interface vers l’Afrique. Cette motivation a été mentionnée sans que la fintech ne formule de requête concrète auprès de l’autorité de régulation.

Jouahri a ensuite exposé les trois priorités réglementaires qui, selon lui, retiennent l’attention de Bank Al‑Maghrib. La première concerne la directive européenne qui impacte les activités des banques marocaines dans l’Union européenne, un sujet sensible pour les transferts des Marocains résidant à l’étranger. La deuxième priorité porte sur l’évaluation conjointe du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale prévue en fin d’année, tandis que la troisième implique l’examen du Groupe d’action financière (GAFI) relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Le gouverneur a souligné que la banque centrale était « investie dans la réalisation de tous ces chantiers » mais qu’il n’était pas « maître du temps » quant aux délais de leur aboutissement. Cette remarque indique que les échéances restent indéterminées, ce qui complique la planification d’une éventuelle entrée de Revolut sur le marché marocain.

Selon les propos tenus par Jouahri, les dirigeants de Revolut ont compris que le moment n’était pas favorable et ont indiqué qu’ils pourraient revenir dans quelques années. Cette position reflète une volonté de la fintech de ne pas précipiter une demande d’agrément tant que les conditions réglementaires ne seraient pas jugées propices.

Le segment d’activité visé par Revolut, selon le gouverneur, correspond à une clientèle déjà fortement engagée par les acteurs marocains. Cette observation suggère que la concurrence directe avec les établissements locaux pourrait être limitée, du moins dans l’immédiat, tant que les priorités de la banque centrale ne sont pas résolues.

Les sources ne permettent pas de confirmer si Revolut a entamé des démarches internes ou préparé des dossiers d’agrément en vue d’une future soumission. De même, aucune information n’est disponible sur d’éventuels engagements financiers ou technologiques de la fintech vis‑à‑vis du Maroc, ce qui laisse la situation ouverte à de nouvelles évolutions.

Contexte

Le débat autour de l’entrée de fintech étrangères au Maroc s’inscrit dans un contexte où la régulation financière cherche à concilier ouverture aux innovations et exigences de conformité internationale, notamment en matière de lutte contre le blanchiment et de coopération avec les autorités européennes.

Pourquoi c’est important

Comprendre que Revolut n’a pas encore déposé de demande d’agrément clarifie les attentes du marché et évite de surévaluer la probabilité d’une arrivée imminente de la néobanque, tout en soulignant les contraintes réglementaires que doit gérer Bank Al‑Maghrib.

À suivre

L’avancement des trois chantiers prioritaires cités par le gouverneur, notamment l’évaluation du FMI et de la Banque mondiale.

Une éventuelle nouvelle rencontre entre Revolut et Bank Al‑Maghrib, qui pourrait déboucher sur une demande formelle d’agrément.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les dates exactes des réunions précédentes, les montants éventuels d’investissements envisagés par Revolut, ni les détails techniques du projet envisagé. Elles ne permettent pas non plus d’affirmer une décision future de la banque centrale.

Sources et documents consultés 2 références Notre méthode éditoriale

Mots-clés

Rédaction LeFrontline

Rédaction LeFrontline

Cellule analyse

Cellule analyse LeFrontline chargée de la veille, de la vérification et de la contextualisation.

Voir les analyses