Le puits MOU-6 a atteint sa profondeur totale prévue de 950 mètres, dans le respect du calendrier de 20 jours, selon l’annonce faite par Predator Oil & Gas le 14 octobre. Cette étape marque une avancée dans le programme d’exploration gazière de la société britannique au Maroc. Les opérations de forage ont permis de recouper l’intervalle cible principal, baptisé TGB-6 Fan, situé à environ 600 mètres au nord-ouest du puits MOU-3.
Predator Oil & Gas détient 75% des parts de la licence de Guercif, en partenariat avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), qui en détient les 25% restants. Cette structure de participation définit le cadre technique et financier dans lequel s’inscrit l’évaluation du puits MOU-6. L’ONHYM intervient en tant que partenaire institutionnel marocain dans ce projet d’exploration.
Les premières analyses montrent une épaisseur brute d’environ 21,2 mètres pour l’intervalle supérieur rencontré dans le puits MOU-6, contre près de 13,2 mètres observés sur le puits MOU-3. Selon l’entreprise, cette augmentation est conforme aux prévisions établies à partir des données sismiques et des modèles géologiques du bassin de Guercif. Ces données renforcent l’hypothèse d’un potentiel gazier plus significatif que prévu initialement.
Pour affiner son évaluation, Predator Oil & Gas a réalisé une campagne complémentaire de mesures géophysiques, comprenant notamment des diagraphies spectrales gamma et des relevés de micro-résistivité. Ces données serviront à mieux caractériser le réservoir et à estimer son potentiel commercial. L’entreprise prépare désormais les opérations de test du puits, avec un essai de production unique prévu sur la section de 21,2 mètres identifiée.
Un essai de production unique doit être réalisé afin d’évaluer la présence effective de gaz et de calibrer les interprétations géologiques obtenues à partir des données de forage. Les essais devraient démarrer prochainement, selon les déclarations de l’entreprise. À l’issue de cette phase, les résultats de MOU-6 seront intégrés aux données déjà recueillies sur les puits MOU-1 et MOU-3 afin d’actualiser l’évaluation du potentiel en gaz biogénique du permis de Guercif.
Lors de son assemblée générale tenue le même jour que l’annonce du forage achevé, la direction de Predator Oil & Gas a exprimé sa volonté de s’associer avec une entité marocaine. L’objectif est de partager les risques financiers et techniques liés à l’exploration, tout en préparant une éventuelle cession partielle de ses parts début 2027, comme indiqué dans les déclarations de Paul Griffiths, directeur général de l’entreprise.
Paul Griffiths, directeur général de Predator Oil & Gas Holdings, a déclaré : « Nous sommes heureux d’avoir mené à bien la phase de forage du bloc MOU-6 grâce à la nouvelle conception du puits et à la stratégie de densité de boue. Ceci a permis d’obtenir des échantillons de déblais de forage et des diagraphies nettement supérieurs aux données précédentes. » Il a ajouté : « Le puits a confirmé les prévisions d’avant forage d’un intervalle supérieur du cône TGB-6 plus épais par rapport aux puits MOU-3 et MOU-1. » Ces déclarations soulignent l’importance technique des résultats obtenus.
Les sources ne permettent pas encore de confirmer la viabilité commerciale du puits MOU-6, ni le volume exact de gaz récupérable. Les essais de production en cours sont nécessaires pour déterminer si les indicateurs géologiques observés se traduisent par un potentiel économique réel. Aucune date précise n’est avancée pour le début des essais au-delà de la mention « prochaines semaines » ou « prochainement ».
La portée géographique exacte du permis de Guercif et ses limites ne sont pas détaillées dans les sources fournies. De même, les termes de l’accord de confidentialité signé avec la société roumaine Geo Line Solution ne sont pas divulgués, ce qui empêche d’évaluer son influence sur les étapes suivantes de l’exploration. Les sources ne mentionnent pas non plus de calendrier définitif pour les étapes post-essais, telles qu’une éventuelle demande de concession ou un plan de développement.
Contexte
Le permis de Guercif fait partie des zones explorées par Predator Oil & Gas dans le cadre de son programme d’exploration gazière au Maroc, qui comprend déjà les puits MOU-1 et MOU-3. L’ONHYM, en tant que partenaire institutionnel, accompagne plusieurs projets d’exploration d’hydrocarbures sur le territoire national, conformément à son mandat de gestion des ressources nationales en hydrocarbures et en mines.
Pourquoi c’est important
L’achèvement du forage du puits MOU-6 représente une étape clé dans l’évaluation du potentiel gazier du bassin de Guercif, une zone sous-explorée mais jugée prometteuse par les premières données sismiques. Les résultats pourraient influencer les décisions fut…
À suivre
Les résultats des essais de production du puits MOU-6, prévus pour les prochaines semaines.
L’intégration des données de MOU-6 avec celles des puits MOU-1 et MOU-3 pour une mise à jour du potentiel gazier du permis.
L’éventuelle conclusion d’un partenariat avec une entité marocaine, comme exprimé par la direction de Predator.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer la présence de gaz en quantité commerciale, ni le volume récupérable estimé. Aucune date précise n’est fournie pour le début des essais de production au-delà de la mention « prochaines semaines ». Les termes de l’accord de confidentialité avec Geo Line Solution ne sont pas divulgués, ce qui limite la compréhension de son rôle dans l’étape suivante de l’exploration.