Le 21 mai 2026, les associations de parents d’élèves du réseau AEFE à Casablanca ont adressé une lettre ouverte à la direction générale de l’AEFE, pointant le manque de visibilité budgétaire et les retards persistants des projets immobiliers, alors que les familles continuent de financer ces projets par des hausses de frais de scolarité.
Les signataires de la lettre, les organisations UCPE/FCPE Maroc, PEEP Maroc et APEEF, déclarent représenter près de 12 000 parents d’élèves du pôle Casablanca‑Mohammedia, ce qui leur confère une légitimité pour interroger la gestion financière des projets immobiliers concernés.
Le programme concerné, le Schéma Pluriannuel de Stratégie Immobilière (SPSI 3 2022‑2026), porte sur la rénovation ou la reconstruction de quatre établissements français : le collège Anatole France ainsi que les écoles Théophile Gautier, Bizet et Ernest Renan, situés dans la zone Casablanca‑Mohammedia.
Initialement chiffré à 16 M€ en 2021, le coût du SPSI 3 aurait augmenté d’environ 30 % pour atteindre près de 21 M€, selon les associations, reflétant des réévaluations budgétaires non détaillées dans les communications officielles de l’AEFE.
Les parents soulignent que, malgré ces augmentations, les familles ont déjà provisionné environ 15 M€ à travers des hausses successives des frais de scolarité, sans qu’aucun chantier ne soit effectivement lancé sur les sites concernés.
Dans leur lettre, les représentants des parents dénoncent « une situation d’immobilisme administratif devenue inacceptable », insistant sur le besoin d’une clarification budgétaire et d’un calendrier de mise en œuvre pour les projets immobiliers en cours.
Les associations appellent l’AEFE à fournir des informations précises sur l’avancement des travaux, les raisons des retards et les modalités de financement, afin de rétablir la confiance des familles qui continuent de supporter les coûts supplémentaires.
Contexte
Le réseau AEFE regroupe les établissements français à l’étranger, financés en partie par les frais de scolarité payés par les familles, ce qui rend la transparence budgétaire essentielle pour les parents d’élèves.
Pourquoi c’est important
L’absence de visibilité sur l’utilisation de fonds collectés auprès des parents soulève des questions de gouvernance et de responsabilité financière au sein de l’AEFE, affectant la confiance des communautés expatriées.
À suivre
Réponse officielle de la direction générale de l’AEFE aux revendications des associations.
Publication d’un calendrier détaillé des travaux pour les établissements concernés.
Éventuelles mesures de contrôle ou d’audit des dépenses liées au SPSI 3.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les raisons exactes des retards, ni les décisions internes de l’AEFE concernant le financement ou la planification détaillée des chantiers.