Selon les informations rapportées par l'Association marocaine des droits humains (AMDH) de Marrakech-Menara, l'opération de licenciement ne se serait déroulée ni en présence des autorités locales, ni par le biais d'un procès-verbal formalisant un accord amiable ou une concertation préalable. Les salariés se retrouvent ainsi face à une décision unilatérale de la part de leur employeur, sans cadre administratif ou juridique apparent pour encadrer cette rupture de contrat.
Sur le plan financier, les quarante-six salariés licenciés auraient perçu uniquement le salaire correspondant aux jours travaillés durant le mois de juillet, ainsi que l'équivalent du solde de leurs congés annuels non consommés. Cette indemnisation ne semble pas couvrir l'intégralité des droits liés à un licenciement conforme, notamment en raison de l'absence de préavis et de la nature de la procédure employée par la société gestionnaire.
L'AMDH, par la voix de son président Omar Arbib, souligne que la structure employeuse ne présenterait aucune difficulté financière. Les échanges avec l'administration gestionnaire de la gare de Bab Doukkala indiquent que l'entreprise enregistre des revenus conséquents et ne serait pas déficitaire. Cette situation contredit l'idée d'une nécessité économique pour justifier la rupture des contrats de travail de ces quarante-six employés.
L'absence de délégué syndical au sein de la structure complique la situation des salariés. Ces derniers doivent désormais entreprendre eux-mêmes l'ensemble des démarches administratives nécessaires auprès de la préfecture de la ville et de la direction générale de l'emploi. Cette charge administrative repose entièrement sur les travailleurs licenciés pour tenter de faire valoir leurs droits.
Le transfert de la gestion de la gare vers le nouveau site d'El Azzouzia constitue un élément clé de ce dossier. La relocalisation impliquera un changement de gestionnaire, la gestion devant être transférée à une nouvelle société créée par la commune de la ville. Ce changement de structure semble être le point de bascule ayant conduit à la rupture des contrats actuels.
Les salariés licenciés espèrent désormais obtenir une issue favorable et concertée pour leur situation. À défaut d'un accord, ils devront s'engager dans des voies juridiques qui, selon les observations de l'AMDH, pourraient donner lieu à de longues procédures judiciaires pour déterminer la légalité de ces licenciements.
Les limites actuelles de l'information résident dans l'impossibilité de confirmer la nature exacte du licenciement sans l'intervention des autorités compétentes. La suite de ce dossier dépendra de l'aboutissement des démarches auprès de la préfecture et de la direction générale de l'emploi, ainsi que de la réponse de la nouvelle société communale.
Contexte
La gare routière de Bab Doukkala est l'infrastructure historique de Marrakech, dont le transfert vers El Azzouzia marque une étape majeure dans l'organisation urbaine de la ville.
Pourquoi c’est important
Le dossier met en lumière les tensions liées à la transition de gestion lors du transfert d'une infrastructure publique vers un nouveau site.
À suivre
L'issue des démarches administratives auprès de la préfecture.
La réponse de la nouvelle société créée par la commune.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer si les licenciements sont liés directement au changement de gestionnaire ou à d'autres motifs internes.