Lors de la Journée de l’Afrique à Asuncion, l’ambassadeur du Maroc, Badreddine Abdelmoumni, a pris la parole devant des hautes personnalités paraguayennes, dont le président de la Cour suprême de justice et le vice‑président du Congrès national, pour présenter la vision africaine du Royaume. Il a rappelé que l’appartenance du Maroc à l’Afrique n’est pas le fruit d’une décision récente, mais le résultat d’une identité construite au fil des siècles d’échanges avec le continent.
Dans son allocution, l’ambassadeur a souligné que le Maroc a signé plus de mille accords de coopération avec des États africains. Ces accords couvrent des secteurs variés, notamment l’agriculture, l’énergie, les infrastructures et la finance, et s’inscrivent dans une logique de solidarité et de partenariat Sud‑Sud, selon les propos tenus à la réception.
Parmi les initiatives présentées, l’Initiative Atlantique, le port de Dakhla et le gazoduc Nigeria‑Maroc ont été mis en avant comme des projets structurants. Abdelmoumni les a décrits comme des leviers capables de stimuler le développement régional et de renforcer les liens économiques entre les pays africains, sans préciser de calendrier d’implémentation.
Le diplomate a également établi un parallèle entre les ambitions du Maroc et du Paraguay, les qualifiant de « ponts entre régions et continents ». Il a notamment évoqué le futur port de Dakhla et le Corridor bi‑océanique sud‑américain, deux projets destinés à rapprocher l’Afrique et l’Amérique du Sud et à redessiner les flux du commerce international.
En clôturant son discours, Abdelmoumni a rendu hommage à l’Afrique, la qualifiant de berceau de l’humanité et source de contributions civilisationnelles majeures. Il a toutefois souligné le paradoxe d’un continent riche en potentialités mais confronté à des défis persistants, sans détailler les mesures spécifiques envisagées pour y répondre.
Contexte
La Journée de l’Afrique, organisée à Asuncion, rassemble des représentants de divers pays pour discuter de la coopération sud‑sud et de l’intégration du continent africain dans les dynamiques économiques mondiales.
Pourquoi c’est important
Le discours de l’ambassadeur met en lumière la volonté du Maroc de se positionner comme acteur clé du partenariat africain, en s’appuyant sur des projets d’infrastructure qui pourraient influencer les échanges commerciaux entre l’Afrique et l’Amérique du Sud.
À suivre
L’avancement concret du port de Dakhla et du gazoduc Nigeria‑Maroc.
Le suivi des accords de coopération signés avec les pays africains dans les secteurs mentionnés.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les montants financiers des projets, les dates de mise en œuvre, ni les modalités exactes des plus de mille accords de coopération.