Aller au contenu principal
Jeudi 3 septembre 2026
Rabat 20°C Ensoleillé Rechercher Recherche
LeFrontline.com

L'info en première ligne

  1. Accueil
  2. Société
  3. L’usage de la Darija dans l’enseignement : un débat persistant au Maroc
Société

L'usage de la Darija dans l'enseignement : un débat persistant au Maroc

Entre partisans de l'institutionnalisation de la langue vernaculaire et défenseurs de l'arabe classique, la question de l'enseignement en Darija divise toujours la société marocaine.

Education in Darija, why not ?
Photo contextePhoto de contexte publiée par TelQuel.Photo : TelQuelSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMardi 4 août 2026 à 16:01 1 min de lecture
Lecture rapide
  • Opposition historique entre l'usage de la Darija au préscolaire et le maintien de l'arabe classique.
  • La Darija est déjà largement utilisée dans les secteurs culturel, commercial et public.
  • La Commission Spéciale sur le Modèle de Développement préconise une ouverture aux langues vernaculaires.
1 sources

Sources conservées dans le cluster

1 articles

Articles regroupés dans l'événement

1 langues

Langues représentées dans la veille

La question de l'institutionnalisation de la Darija oppose deux visions de l'éducation. D'un côté, l'idée d'utiliser la langue vernaculaire pour faciliter l'accès au savoir, et de l'autre, la préservation de l'arabe classique comme pilier linguistique. Ce clivage, déjà visible lors des débats médiatiques d'il y a plus d'une décennie, structure toujours les discussions sur le système éducatif marocain.

L'écrivain Driss Ksikes propose une approche où la Darija ne servirait pas de langue de substitution. Selon sa vision, elle devrait agir comme un outil de communication horizontale destiné à faciliter l'apprentissage, sans pour autant remplacer l'arabe. Cette perspective cherche à concilier la reconnaissance de la langue officielle et l'utilité pratique de la langue parlée par la population.

En dehors du cadre strictement scolaire, la Darija occupe une place prépondérante dans la sphère publique. Elle est devenue la langue majoritaire dans le secteur culturel, notamment au théâtre et sur les écrans. On observe également un changement dans la production audiovisuelle, où les séries étrangères sont de plus en plus doublées en Darija plutôt qu'en arabe classique.

Le secteur commercial et les institutions publiques intègrent également cette langue dans leurs stratégies de communication. La publicité utilise la Darija pour établir un contact direct avec les consommateurs. Par ailleurs, des organismes comme le ministère de l'Intérieur, l'Office National Marocain du Tourisme (ONMT) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) ont déjà eu recours à la langue vernaculaire pour leurs campagnes.

La Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) a également apporté sa contribution au débat. Cette institution a préconisé une plus grande ouverture aux langues vernaculaires, incluant la Darija. L'objectif mentionné est de favoriser une culture plus participative au sein de la société marocaine.

Contexte

Le débat a pris une dimension nationale en 2013 lors d'une émission sur la chaîne 2M, cristallisant les tensions entre modernité linguistique et tradition académique.

Pourquoi c’est important

L'enjeu est de déterminer si la langue parlée peut devenir un levier pédagogique sans compromettre l'apprentissage de la langue officielle.

À suivre

L'évolution des recommandations de la CSMD sur l'intégration linguistique.

L'impact de l'usage de la Darija dans les campagnes de communication institutionnelle.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas de calendrier législatif ni de modalités techniques pour une éventuelle réforme de l'enseignement en Darija.

Sources et documents consultés 1 référence Notre méthode éditoriale

Mots-clés

Rédaction LeFrontline

Rédaction LeFrontline

Cellule analyse

Cellule analyse LeFrontline chargée de la veille, de la vérification et de la contextualisation.

Voir les analyses