La mise en service de la ligne THT 400 kV a été annoncée par l’ONEE dans un communiqué officiel, précisant que l’ouvrage relie le poste de Chemaia, situé à proximité de Youssoufia, au poste de Médiouna, en périphérie de Casablanca. Cette connexion s’inscrit dans le cadre du renforcement et de la modernisation du réseau national de transport d’électricité, un objectif déclaré par l’institution depuis plusieurs années.
Le coût total de la réalisation s’élève à 529 millions de dirhams (MDH), selon les deux sources consultées. Ce montant couvre la construction, l’installation des équipements de haute tension et les travaux de mise en service. L’ONEE indique que cet investissement s’inscrit dans son programme d’investissement global visant à sécuriser et à moderniser le réseau de transport d’électricité du pays.
D’un point de vue technique, la ligne s’étend sur 274 kilomètres et fonctionne à une tension de 400 kV, classée très haute tension. Elle constitue un maillon supplémentaire du réseau national, qui compte aujourd’hui plus de 30 700 km de lignes haute et très haute tension. Cette extension augmente la capacité de transit du réseau, un facteur clé pour garantir une alimentation stable dans les zones à forte demande, notamment autour de Casablanca.
L’ONEE précise que le réseau national possède actuellement une capacité de transformation de 22 120 MVA. L’ajout de la nouvelle ligne contribue à renforcer cette capacité, tout en améliorant la résilience du système électrique. Le communiqué souligne que la ligne joue un rôle névralgique dans la sécurisation de l’approvisionnement en électricité, notamment en cas de pics de consommation ou d’incidents sur d’autres tronçons du réseau.
Dans le cadre de son programme de développement à l’horizon 2030, l’ONEE prévoit d’étendre la longueur totale du réseau à 37 000 km et d’augmenter la capacité de transformation à 35 000 MVA. La nouvelle ligne entre Chemaia et Médiouna s’inscrit donc dans une stratégie plus large visant à préparer le pays à l’intégration massive des énergies renouvelables et à soutenir les projets structurants du Royaume.
Les autorités de l’ONEE ont indiqué que cette infrastructure vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité autour de Casablanca, une zone où la demande reste élevée. En augmentant les capacités de transit, la ligne permet également de mieux équilibrer les flux d’énergie entre les différentes régions, limitant ainsi les risques de coupures ou de surcharges locales.
Les sources ne précisent pas les dates exactes de début des travaux, les entreprises contractées pour la construction, ni les éventuels impacts environnementaux évalués. De même, aucune donnée n’est fournie sur les performances opérationnelles attendues après la mise en service, ni sur les éventuels ajustements tarifaires liés à cet investissement.
Contexte
Le réseau de transport d’électricité du Maroc, géré par l’ONEE, s’est progressivement développé depuis les années 2000 pour répondre à une demande croissante et à la transition énergétique, avec des projets d’extension réguliers.
Pourquoi c’est important
Cette ligne renforce la capacité du réseau à absorber les fluctuations de production, notamment celles liées aux énergies renouvelables, et améliore la stabilité de l’alimentation électrique dans la région de Casablanca, un pôle économique majeur.
À suivre
L’évolution de la capacité de transit du réseau national dans les prochains mois.
Les éventuelles annonces de nouvelles lignes ou postes THT dans le cadre du plan 2030 de l’ONEE.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne détaillent pas les modalités de financement, les partenaires techniques, ni les évaluations d’impact environnemental. Elles ne précisent pas non plus les performances opérationnelles attendues après la mise en service.