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Économie

L'IPC d'avril 2026 : hausse globale de 0,4 % malgré la baisse des produits alimentaires

En avril 2026, l'indice des prix à la consommation a progressé de 0,4 % mensuellement, porté par une forte hausse des produits non alimentaires et des carburants.

L'Indice des prix à la consommation (IPC) du mois d'Avril 2026
Photo contextePhoto : Haut-Commissariat au PlanSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéSamedi 23 mai 2026 à 00:02 2 min de lecture
Lecture rapide
  • L'IPC mensuel d’avril 2026 a progressé de 0,4 % face à mars, soit +1,7 % en glissement annuel.
  • L’indice des produits non alimentaires a augmenté de 1,2 % tandis que celui des produits alimentaires a reculé de 0,6 %.
  • Les carburants affichent la plus forte hausse parmi les biens non alimentaires, avec +21,8 %.
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Selon le communiqué du HCP, l’indice des prix à la consommation a enregistré en avril 2026 une hausse de 0,4 % par rapport au mois de mars, ce qui porte la variation annuelle à +1,7 %. Cette progression résulte d’une combinaison de mouvements opposés entre les deux grandes catégories de biens, à savoir les produits alimentaires et les produits non alimentaires, chacune affichant des dynamiques distinctes au cours du même laps de temps.

L’indice des produits non alimentaires a progressé de 1,2 % en avril, tiré notamment par la flambée des prix des carburants, qui ont grimpé de 21,8 % sur le même mois. Cette hausse des carburants a eu un impact direct sur les coûts de transport et, par ricochet, sur le prix de certains services, comme le transport de marchandises, bien que le détail de ces répercussions ne soit pas précisé dans les données publiées.

À l’inverse, l’indice des produits alimentaires a reculé de 0,6 % en avril. Les baisses les plus significatives concernent les poissons et fruits de mer (-11,1 %), le lait, fromage et œufs (-3,2 %), les légumes (-1,8 %), les huiles et graisses (-1,6 %) et le pain et céréales (-0,2 %). Ces diminutions reflètent des variations de prix sur les marchés intérieurs, sans que le rapport ne précise les causes exactes, telles que les conditions climatiques ou les stocks disponibles.

Malgré la tendance à la baisse des produits alimentaires, certains postes ont connu des augmentations notables : les fruits ont progressé de 4,7 %, les viandes de 1,6 % et les eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes de 0,3 %. Ces hausses compensent partiellement la baisse globale de la catégorie alimentaire et contribuent à la dynamique globale de l’IPC.

Au niveau géographique, les hausses de l’IPC ont été inégales. Laâyoune a enregistré la plus forte hausse mensuelle avec +1,6 %, suivie de Tétouan et Al‑Hoceima (+0,9 % chacune). Casablanca, Safi, Oujda, Rabat, Errachidia, Fès, Meknès, Agadir, Kénitra, Tanger et Guelmim affichent des augmentations comprises entre +0,2 % et +0,8 %. En revanche, Marrakech, Beni‑Mellal et Settat ont enregistré des baisses respectives de -0,4 %, -0,4 % et -0,3 %.

L’indicateur d’inflation sous‑jacent, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait progressé de 0,1 % en avril selon le même rapport, suggérant une légère pression inflationniste même après la prise en compte des variations les plus volatiles comme les carburants.

Les données publiées ne permettent pas d’établir les anticipations de politique monétaire ou les éventuelles mesures correctives envisagées par les autorités. De même, aucune information n’est fournie sur l’impact de ces variations sur le pouvoir d’achat des ménages ou sur les prévisions d’inflation pour les mois à venir, ce qui constitue une limite importante pour l’interprétation des chiffres.

En résumé, l’IPC d’avril 2026 montre une légère hausse mensuelle, dominée par la forte hausse des prix des carburants et une baisse des produits alimentaires. La répartition géographique des variations indique des dynamiques locales différenciées, tandis que l’indice sous‑jacent signale une pression inflationniste modérée. Le suivi des évolutions des prix des carburants et des produits alimentaires restera crucial pour comprendre la trajectoire de l’inflation au cours des prochains mois.

Contexte

L’indice des prix à la consommation, publié chaque mois par le Haut‑Commissariat au Plan, constitue le principal indicateur de l’inflation au Maroc et sert de référence pour les décisions économiques et sociales.

Pourquoi c’est important

Comprendre les composantes de l’IPC permet d’évaluer l’évolution du coût de la vie, d’anticiper les ajustements de salaires et de pensions, et d’orienter les politiques publiques visant à maîtriser l’inflation.

À suivre

L’évolution mensuelle des prix des carburants, qui a fortement influencé l’IPC d’avril.

Les variations des prix alimentaires, notamment les fruits et les viandes, qui pourraient inverser la tendance à la baisse observée.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les raisons exactes des variations de prix (ex. conditions climatiques, stocks, politiques tarifaires) ni les conséquences directes sur le pouvoir d’achat des ménages. Elles ne donnent pas non plus d’indications sur les prévisions d’inflation ou les mesures envisagées par les autorités.

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