Dans la médina de Casablanca, les fissures parcourent les murs et les familles dorment sur des matelas posés sur le trottoir, tandis que des bons de relocalisation circulent comme des tickets de loterie jamais gagnés, selon le texte de TelQuel. Les habitants, souvent contraints de rester par peur de perdre le peu qu’ils possèdent, voient leurs dépenses quotidiennes augmenter du fait de l’éloignement du port, des marchés et de leurs sources de subsistance.
En revanche, la médina d’Asilah a choisi une voie de préservation. Depuis plusieurs décennies, un moussem culturel transforme les ruelles en galerie à ciel ouvert, où des artistes du monde entier ornent les façades de fresques et de motifs. Cette initiative a permis de dynamiser le centre historique sans sacrifier son identité, en associant la conservation du patrimoine à une activité commerciale florissante.
Les habitants d’Asilah continuent d’y vivre, de cuisiner, de suspendre leur linge et d’exploiter leurs commerces sous les œuvres d’art. Les portes portent le nom de leurs occupants, rappelant que le quartier reste habité et que la communauté maintient son lien avec le lieu, selon le même article. Cette continuité renforce le tissu social et crée un sentiment d’appartenance partagé.
TelQuel souligne que la préservation et la créativité à Asilah offrent une valeur bien supérieure à la simple reconstruction. Les murs décorés de couleurs sportives rappellent l’histoire d’un club né dans la médina, un patrimoine que les habitants refusent de voir disparaître. Cette approche montre comment la culture locale peut être mise en avant pour soutenir le développement urbain.
L’article propose que Casablanca, confrontée à des défis similaires, pourrait s’inspirer de ces pratiques en misant sur la restauration des quartiers anciens, en impliquant les habitants et les acteurs locaux, et en encourageant des initiatives qui allient conservation et modernité. Cette stratégie, selon TelQuel, contribuerait à renforcer le tissu social, à stimuler le tourisme et à protéger le caractère unique du patrimoine urbain.
Contexte
Le texte de TelQuel, publié le 30 juin 2026, compare deux médinas marocaines afin d’illustrer les conséquences divergentes de politiques urbaines différentes, l’une axée sur la démolition, l’autre sur la préservation culturelle.
Pourquoi c’est important
L’opposition entre les deux cas montre comment les choix de planification urbaine peuvent affecter directement la vie quotidienne des résidents, la cohésion sociale et le potentiel économique des quartiers historiques.
À suivre
L’évolution des projets de rénovation dans la médina de Casablanca.
L’impact du moussem culturel d’Asilah sur le tourisme et l’économie locale.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les informations proviennent d’un seul article d’opinion de TelQuel ; aucune donnée chiffrée supplémentaire, ni déclaration officielle, ni détails sur les acteurs institutionnels n’est fournie.