Le Trésor marocain a indiqué que l’émission obligataire sera réalisée en euros, avec deux tranches distinctes : une de 8 ans dont le spread initial est placé à Mid‑Swap +200 points de base, et une de 12 ans à Mid‑Swap +230 points de base. Ces niveaux sont présentés comme les premières indications avant l’ouverture officielle des livres d’ordres et restent susceptibles d’évoluer en fonction de la demande des investisseurs et des conditions de marché.
Les spreads mentionnés proviennent des banques‑conseil mandatées pour structurer l’opération. Elles ont fourni ces indications préliminaires, qui seront ajustées après la collecte des ordres. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur les montants exacts à lever ni sur la répartition entre les deux maturités, la source se limitant aux fourchettes de spreads.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la loi de finances 2026, qui autorise le recours à des financements extérieurs à hauteur de 60 milliards de dirhams. Le gouvernement a également approuvé une rallonge budgétaire supplémentaire d’environ 20 milliards de dirhams, destinée à couvrir les répercussions économiques de la guerre en Iran, selon les informations disponibles.
Le contexte de marché est décrit comme moins favorable qu’en 2025, en raison d’une remontée des primes de risque liée aux tensions géopolitiques dans le Golfe et aux inquiétudes concernant les flux énergétiques traversant le détroit d’Ormuz. Cette conjoncture a entraîné une hausse des spreads par rapport à l’émission de mars 2025, où le Maroc avait levé 2 milliards d’euros avec des spreads de MS+155 pb (4 ans) et MS+215 pb (10 ans).
En comparaison internationale, la Pologne a récemment levé des fonds à MS+43 pb sur 5 ans et MS+83 pb sur 10 ans, tandis que l’Arabie saoudite a obtenu MS+115 pb sur 7 ans. Ces repères montrent que les spreads envisagés par le Maroc restent supérieurs aux niveaux observés pour certains de ses pairs, reflétant les conditions de marché actuelles.
Les informations disponibles ne précisent pas la date exacte de lancement de l’émission, ni le calendrier de la mise en place des livres d’ordres. De même, aucun détail n’est fourni sur la taille finale de chaque tranche ou sur les éventuels investisseurs ciblés. Ces éléments restent à confirmer dans les phases ultérieures du processus.
Contexte
Le Maroc, confronté à des besoins de financement accrus et à un environnement géopolitique tendu, utilise les marchés internationaux pour diversifier ses sources de financement et soutenir son budget.
Pourquoi c’est important
Cette levée de dette témoigne de la volonté du Trésor de sécuriser des ressources en devises face aux incertitudes économiques, tout en reflétant les coûts d’emprunt affectés par les tensions géopolitiques.
À suivre
L’évolution des spreads lors de l’ouverture des livres d’ordres.
Le volume final levé pour chaque maturité.
L’impact de la hausse des primes de risque sur le coût total du financement.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas la date exacte de l’émission, le montant total à lever, la répartition précise entre les deux tranches, ni les investisseurs ciblés. Aucun détail supplémentaire n’est fourni sur les conditions contractuelles ou les garanties associées.